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France

Retour sur le déroulement des attaques terroristes meurtrières à Paris

Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015.
Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
13 mn

Au moins 128 personnes ont été tuées dans une série d'attaques simultanées menées vendredi soir à Paris. Il y a environ 300 blessés, dont 80 se trouvent dans une situation d'urgence absolue. Trois explosions se sont produites aux abords du Stade de France, en marge d'un match de football entre la France et l'Allemagne. Une prise d'otages a eu lieu dans la salle de spectacle du Bataclan. Plusieurs fusillades ont eu lieu dans la capitale. Un conseil de Défense a eu lieu ce samedi matin.

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  • Le bilan total des attaques fait état d'au moins 128 morts
  • Plusieurs fusillades ont éclaté dans Paris vendredi soir
  • Une prise d'otages a eu lieu au Bataclan, au moins 80 personnes sont mortes
  • Trois explosions se sont produites près du Stade de France
  • François Hollande a annoncé l'état d'urgence sur tout le territoire 
  • La préfecture de police a mis en place un numéro pour toutes informations : 0800 40 60 05

Plusieurs attaques ont été menées vendredi soir dans l'est de Paris, dix mois après les attentats de janvier, qui avaient fait 17 morts. Le parquet a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

Le bilan des attentats continue d'évoluer, comme l'avait prédit le procureur de la République de Paris, François Molins. Il y aurait 250 blessés, dont 99 graves, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

Huit assaillants sont morts dans ces attentats, dont sept en se faisant exploser, toujours selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

Hollande annonce l'état d'urgence

François Hollande s'est exprimé dans une allocution télévisée vendredi soir quelques heures après ces attaques, « évoquant des attaques sans précédent ».

Le président français a annoncé que l'état d'urgence serait décrété sur l'ensemble du territoire. Le « rétablissement immédiat des contrôles aux frontières », a également été décidé a indiqué l'Elysée, contairement à ce qu'avait annoncé dans un premier temps François Hollande parlant d'une « fermeture » des frontières. Ces décisions ont été entérinées pendant le Conseil des ministres extraordinaire qui s'est tenu cette nuit. (Voir le communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres).

Concernant les auteurs de ces attaques, François Hollande a déclaré : « C'est une terrible épreuve qui, une nouvelle fois, nous assaille. Nous savons d'où elle vient, qui sont criminels, qui sont ces terroristes, a-t-il précisé, nous devons dans ces moments si difficiles, et j'ai une pensée pour les victimes, très nombreuses, pour leurs familles, pour les blessés, nous devons faire preuve de compassion et de solidarité. »

Peut-être « des complices » dans la nature, sécurité renforcée

Huit assaillants sont morts mais il resterait peut-être « des complices ou co-auteurs dans la nature », selon François Molins, le procureur chargé de l'enquête.

La sécurité a donc été renforcée et des mesures de précaution ont été prises. Un conseil de Défense a été convoqué ce samedi. 1 500 militaires supplémentaires ont été mobilisés en renfort à Paris, en plus des 7 000 déjà sur le terrain dans le cadre du plan Vigipirate.

Toutes les compétitions sportives prévues ce week-end en Ile-de-France ont été suspendues. Tous les équipements de la Ville de Paris seront fermés ce samedi. L'ensemble des établissements scolaires et universitaires d'Ile-de-France sera fermé, a annoncé dans la nuit l'académie de Paris sur son compte Twitter.

Tous ces scénarios avaient été redoutés depuis longtemps.

Frédéric Gallois

Prise d'otages meurtrière au Bataclan

L'attaque la plus sanglante s'est produite au Bataclan, une salle de spectacle du XIe arrondissement où se déroulait un concert de rock. Plusieurs hommes armés, à visage découvert, ont ouvert le feu aux cris d'« Allah Akbar », selon un témoin cité par l'AFP, lors d'une prise d'otages de près de trois heures. A l'issue d'un assaut des forces de sécurité, au moins 80 morts été à déplorer. Les quatre assaillants sont morts, dont trois en actionnant leurs ceintures d'explosifs.

Un témoin a également relaté à l'AFP que les auteurs présumés des attaques avaient invoqué l'intervention française en Syrie.

François Hollande, qui a annulé un déplacement dimanche en Turquie pour un sommet du G20, s'est immédiatement rendu au Bataclan où il a promis un « combat impitoyable » contre le terrorisme.

Samedi un peu avant l'aube, des équipes de la police scientifique s'affairaient devant l'établissement, près de corps recouverts de draps blancs.

Je me trouvais à l'intérieur de la salle quand plusieurs personnes armées sont rentrées en plein concert.

Julien Tierce, journaliste à Europe 1 présent au Bataclan pendant l'attaque

Une autre fusillade a éclaté sur la terrasse du restaurant Le Petit Cambodge, dans le Xe arrondissement de Paris, rue Bichat, faisant au moins douze morts.

Une attaque s'est également produite non loin de la place de la République, rue de la Fontaine au roi, dans le XIe arrondissement. C'est la terrasse d'une pizzeria qui était visée. Cinq personnes auraient été abattues.

Une autre fusillade a éclaté rue de Charonne, à l'est du XIe arrondissement, en face du foyer Palais de la femme. Dix-huit personnes sont mortes.

Des kamikazes se font exploser près du Stade de France

Par ailleurs, trois explosions se sont produites aux abords du Stade de France, au nord de Paris, au milieu de la première mi-temps de la rencontre France-Allemagne. Plusieurs sources évoquent des bombonnes de gaz contenant des clous. D'autres des grenades. Ces explosions auraient fait quatre morts, dont « trois terroristes », selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

François Hollande, qui assistait à la rencontre, a été immédiatement évacué alors que les accès au stade étaient bouclées. La rencontre n'a pas été interrompue afin d'éviter les mouvements de foule. Le public a été évacué à l'issue du match.

On pensait que c'était des bombes artisanales comme il y a dans les stades de foot.

Quentin

► A LIRE : Attaques à Paris: nombreuses réactions de solidarité à travers le monde

DR

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