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Attentats à Paris

Attentats à Paris: Salah Abdeslam, la cible prioritaire de la police

L'appartement loué à Alfortville avec la carte bancaire de Salah Abdeslam, le jour qui a précédé les attentats à Paris, le 13 novembre 2015.
L'appartement loué à Alfortville avec la carte bancaire de Salah Abdeslam, le jour qui a précédé les attentats à Paris, le 13 novembre 2015. AFP PHOTO / LOIC VENANCE
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'organisateur présumé des attentats Abdelhamid Abaaoud est mort, il a été tué à Saint-Denis, c'est officiel depuis jeudi 19 novembre. Il avait été localisé grâce à plusieurs renseignements, dont l'un venant du Maroc. Désormais c'est Salah Abdeslam qui est la cible prioritaire des enquêteurs. La traque se poursuit.

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La mort d'Abdelamid Abaaoud étant maintenant certifiée, Salah Abdeslam est désormais la cible prioritaire des enquêteurs. Salah Abdeslam est soupçonné lui aussi de faire partie du «commando des terrasses». Abdeslam sans doute exfiltré samedi 14 novembre au petit matin par deux complices présumés inculpés depuis en Belgique. Alors ce matin, la traque se poursuit aussi bien en France, qu'à Bruxelles où 9 personnes ont été interpellées jeudi 19 novembre. Une traque menée avec d'autant plus d'énergie que de l'aveu même du Premier ministre Manuel Valls, la crainte qu'il y ait un autre commando sur le sol français est réelle.

Suite de l'enquête sur la femme kamikaze

Après l'identification formelle de Abdelhamid Abaaoud, les constatations dans l'appartement de la rue Cormillon à saint Denis, investi par les policiers du Raid mercredi 19 novembre se poursuivent. Un corps de femme a été découvert. Son identité reste à confirmer, peut-être la kamikaze qui s'est fait explosée. Par ailleurs, un sac à main a été découvert, contenant un passeport au nom d'Hasna Aitboulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud. Par ailleurs, la police n'exclut pas qu'un «troisième terroriste» ait pu être tué dans l'appartement. Restent aussi à identifier deux kamikazes, un au Bataclan et un au Stade de France. Ce dernier auprès duquel a été retrouvé un passeport syrien à l'authenticité douteuse.

Des renseignements venus du Maroc

Le Premier ministre Manuel Valls a reconnu ne pas savoir comment l'homme qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international, a pu entrer en Europe pour coordonner les attaques. Parmi les rares certitudes, on sait que les services de renseignement du Maroc ont signalé il y a quelques jours aux autorités françaises, le passage en Grèce en septembre dernier d'Abaaoud, cet homme que l'on pensait en Syrie. L'homme a été filmé par une caméra de surveillance de la RATP à Montreuil à la station de métro Croix de Chavaux, vers 22H00 le soir des attentats. Abaaoud se trouvait donc à proximité du lieu où la Seat noire, utilisée par le "commando des terrasses", a été abandonnée.

L'enquête sur l'attaque du Musée juif de Bruxelles en mai 2014 laisse penser qu'Abaaoud avait déjà réussi à gagner l'Europe début 2013. Abaaoud réapparait en Allemagne en 2014 : il réussit à prendre un vol Cologne Istanbul sans être inquiété. Plus stupéfiant encore, si l'on en croit Abaaoud, il était encore en Belgique au début de l'année pour piloter la cellule de Verviers démantelée par la police Belge. Mais aucune information sur cet homme n'a été communiquée par un pays européen avant son arrivée en France a déploré jeudi 19 novembre le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. En langage policier, on appelle ça un « trou dans la raquette ».
 

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