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France

Elections régionales en France: les ténors politiques réagissent

Valérie Pécresse, candidate Les Républicains aux élections régionales en Ile-de-France, le 13 décembre 2015.
Valérie Pécresse, candidate Les Républicains aux élections régionales en Ile-de-France, le 13 décembre 2015. AFP/Miguel Medina

L'extrême droite française a échoué dimanche 13 décembre à remporter la moindre région au second tour des élections régionales, après avoir engrangé des résultats record au premier tour. Selon les dernières estimations, la droite remporte sept régions tandis que la gauche sort victorieuse dans cinq régions, sur treize au total. Dès les premiers résultats provisoires annoncés, les politiques ont réagi.

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Article actualisé au fil des déclarations,

Réactions à droite et alliés:

L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a dit prendre en compte « les avertissements » lancés au premier tour des élections régionales, dominé par le FN dans six régions.
« Je veux remercier les millions d'électeurs, quelle que soit leur appartenance politique, qui se sont portés (...) sur les listes des Républicains et du centre », a déclaré Nicolas Sarkozy. « Cette mobilisation (...) ne doit cependant, sous aucun prétexte, faire oublier les avertissements qui ont été adressés à tous les responsables politiques, nous compris, lors du premier tour », a-t-il ajouté.

Valérie Pécresse, chef de file de la droite et du centre en Ile-de-France, savoure sa victoire face à Claude Bartolone, qui conduisait les listes de gauche.

Je serai la présidente de tous les Franciliens : je n'oublierai personne, je n'oublierai aucun territoire.

Discours de Valérie Pécresse

Xavier Bertrand, candidat Les Républicains vainqueur dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, estime que sa victoire au second tour des régionales est avant tout celle « des gens du Nord, des hommes et des femmes de Picardie ». Pour Xavier Bertrand, qui l'a emporté devant la présidente du Front national Marine Le Pen, « l'histoire retiendra que c'est ici que nous avons stoppé la progression du Front national ».

Nathalie Kosciucko Morizet remercie les électeurs de gauche

Nathalie Kosciucko Morizet, a, de son côté, remercié les électeurs de gauche d'avoir permis d'éviter l'accession du FN à la tête de régions. Sans eux, « nos candidats auraient été battus » face au Front national a affirmé la numéro 2 des Républicains. « Je pense que si les électeurs avaient appliqué le "ni-ni", nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région PACA auraient été battus. C'est une évidence et je suis heureuse que les électeurs n'aient pas appliqué le "ni-ni" et que ce soir il n'y ait pas de région au Front national ».

Pour Alain Juppé, « le second tour du scrutin est marqué par un rebond spectaculaire de la participation, qui a permis de faire échec au Front national. C'est un signe de bonne santé de notre démocratie ».

François Fillon estime pour sa part que : « les Français se sont mobilisés à droite comme à gauche pour refuser que l'extrême droite ne dirige une région française. Ce sursaut est un réconfort mais il n'efface pas le 6 décembre qui reste le véritable baromètre de l'état du pays ».

Christian Estrosi, Vainqueur en Provence-Alpes-Côte d'Azur devant la candidate FN Marion Maréchal-Le Pen, Christian Estrosi insiste sur « la victoire d'un grand peuple ».

Sur France 24:

Alliés au parti Les Républicains, les centristes ont fait une maigre récolte dimanche soir: deux têtes de liste centristes sur trois ont été battues, seul l'ancien ministre Hervé Morin a remporté, de justesse, la Normandie.

Le président du MoDem, François Bayrou, qui ne cache pas qu'il se lancera en 2017 si Nicolas Sarkozy emporte la primaire, a lui, une nouvelle fois, appelé à une recomposition: « n'attendons pas 2017 pour commencer à reconstruire, il n'y a pas de raison d'attendre 18 mois pour que les choses changent ».

Réactions à gauche et alliés :

Le Premier ministre Manuel Valls a salué dimanche soir les électeurs qui ont répondu à l'appel de la gauche à faire barrage au Front national.

Le danger de l'extrême droite n'est pas écarté, loin de là. Je n'oublie pas les résultats du premier tour et des élections passées.

Discours de Manuel Valls

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a lui salué le « sursaut civique » des Français, mais il exhorte le gouvernement à procéder à une inflexion d'ici 2017. « Je m'adresse au gouvernement, nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut agir contre la précarité et pour l'activité comme nous nous sommes attaqués à la compétitivité et à la refondation de l'école. C'est l'inflexion qui doit intervenir dans les 18 mois à venir », a déclaré le responsable socialiste

Le candidat de gauche aux régionales dans le Grand Est, Jean-Pierre Masseret, qui s'était maintenu au second tour malgré l'appel du Parti socialiste à se retirer, a estimé que les citoyens avaient parlé dimanche en faisant barrage au FN. « Nous avions dans cette région deux objectifs: faire barrage au Front national (...) et permettre aux électeurs de sensibilité de gauche (...) de s'exprimer dans ce second tour: cela aurait été un manque de confiance à leur endroit de se retirer », a-t-il souligné.
« Je dis à mon parti qu'il faut qu'il tienne compte de cette période qu'il vient de vivre », a-t-il ajouté: « Ce n'est pas une petite histoire que celle-ci. Il va falloir reconsidérer une partie de cette politique » du gouvernement.

Pour Clémentine Autain, la gauche est « laminée, atomisée »

« Il ne faut pas se leurrer sur le résultat. Rendez-vous compte que le total gauche pourrait être de l'ordre de 30%. Nous avons une gauche qui est littéralement laminée, atomisée, en déroute », a déclaré Clémentine Autain, candidate Front de gauche sur la liste de Claude Bartolone (PS) défaite en Ile-de-France. « Il y a une responsabilité gouvernementale puisque, il y a trois ans, des millions d'électeurs ont porté François Hollande au pouvoir. Une partie croyait au discours du Bourget, pensait qu'il s'attaquerait au pouvoir de la finance », a déclaré la porte-parole d'Ensemble, tête de liste départementale en Seine-Saint-Denis.
 

Réactions du Front national

La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé « un régime à l'agonie » peu après la défaite de son parti qui ne remporte aucune région au second tour des élections régionales. « Cet entre-deux tours a vu le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale en poste, possédés par leur emportement, tenir des propos d'une irresponsabilité inquiétante qui conduisent à s'inquiéter sur les dérives et les dangers d'un régime à l'agonie », a rajouté Marine Le Pen.

« Ce soir, c'est la malhonnêteté et le mensonge qui l'ont emporté »

Steeve Briois, le maire FN d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) est amer. Selon lui, « le front républicain a joué sur les peurs, on a subi une campagne de haine. Ce soir, c'est la malhonnêteté et le mensonge qui l'ont emporté. Rassurez-vous, la roue tourne, on n'est pas totalement dans l'Union soviétique. Nous progressons en voix, nous n'avons jamais été aussi haut ».

A l'issue de sa défaite face à Christian Estrosi en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen a appelé ses électeurs à ne pas se décourager. « Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs » a martelé l'élue frontiste.

Nous allons redoubler d'efforts, de combativité, et notre amour de la France n'a jamais été aussi exalté.

Discours de Marion Maréchal-Le Pen

Wallerand de Saint Just, candidat du FN arrivé troisième en Ile-de-France, a affirmé que son parti aurait « un nombre record d'élus » et que ses résultats étaient de bon augure pour la présidentielle. « Seul contre tous, notre résultat est actuellement considérable, a-t-il déclaré. Dans l'histoire de la République française, et même dans les pays européens qui nous entourent, il n'y pas d'exemple d'un parti politique qui ait tous les partis institutionnels contre lui comme cela et qui fasse des résultats aussi éclatants. Donc ça augure extrêmement bien de l'avenir, notamment la campagne présidentielle qui va se dérouler ».

Florian Philippot se veut lui aussi optimiste. Malgré sa défaite dans le Grand Est, le bras droit de Marine Le Pen estime qu'« une lame de fond patriote » s'est levée en France et qu'elle « ne redescendra pas » d'ici à 2017.
 

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