Invité du matin

Karine Berger: «L’abandon de la réforme constitutionnelle, c’est la fin de l’unité nationale sur la question du terrorisme»

Audio 08:28
Karine Berger.
Karine Berger. RFI

Karine Berger, député PS des Hautes-Alpes, membre du bureau national du PS et de la commission des finances à l’Assemblée nationale, était ce jeudi l’Invité du matin de RFI. Abandon de la réforme constitutionnelle par François Hollande, mobilisation contre le projet de loi El Khomri... Elle répond aux questions de Frédéric Rivière.

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Sur le projet de réforme de la loi El-Khomri:

« Le projet de loi travail paraît discutable. Dans la version initiale, il n'y avait absolument aucun syndicat de salariés qui était d'accord avec la loi. Donc, elle était non-discutable pour l'élue de la Nation que je suis. Là, on a un certain nombre de syndicats qui sont prêts à discuter le texte. Il y a des points durs sur lesquels nous ne transigerons pas, notamment la question du périmètre de licenciement».


« Les oppositions à la loi travail El Khomri sont à prendre très au sérieux dans le sens où (elles) témoignent d'un vrai malaise social, alors que la question (de) la réforme constitutionnelle était un débat beaucoup plus abstrait ».

« L’abandon de la réforme constitutionnelle, c’est la fin de l’unité nationale sur la question du terrorisme. »


Sur les "excuses" de Jean-Christophe Cambadélis présentées mercredi après l'abandon de la réforme constitutionnelle:

«Je ne considère pas que ce soit la responsabilité du PS de s'excuser pour la droite. Je suis désolée, je ne comprends pas la démarche du Premier secrétaire sur ce point-là ».