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RFI enrichit sa grille en mandenkan et fulfulde

Ibrahima Ba est l'un des techniciens de la rédaction de RFI.
Ibrahima Ba est l'un des techniciens de la rédaction de RFI. © Sylvain Cherkaoui
Texte par : RFI Suivre
10 mn

Le 14 décembre dernier, RFI a étoffé sa grille de programmes en mandenkan et fulfulde. Frédéric Garat, le coordinateur des deux rédactions, en détaille les nouveautés.

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En 2016, un an après le lancement de la rédaction mandenkan, les auditeurs réclamaient plus de sessions d’informations, notamment le soir et le week-end, mais aussi de contenus en langues africaines. Cette nouvelle offre éditoriale (lire détails dans l’encadré) est-elle une réponse à leurs attentes ?

Frédéric Garat : Oui !  Il y a beaucoup d’actualités dans la sous-région. Et elles ne s’arrêtent pas le soir et le week-end. Nous-mêmes, journalistes, étions très frustrés de ne pas avoir plus d’amplitudes horaires pour faire un vrai suivi. L’idée était d’avoir des éditions 7 jours sur 7, plusieurs fois par jour.

Le lancement, en avril 2019, du magazine pour les jeunes « Alors on dit quoi ? », en mandenkan, mais aussi en fulfulde, a été le premier jalon. Il nous a permis de compléter notre offre de magazines en traitant des sujets liés à l’éducation, la culture, la santé. C’était un peu les prémices de ce que nous allions proposer dans ces nouveaux programmes.

Boly Ba et Tidiane Barry, journalistes à la rédaction de RFI fulfulde.
Boly Ba et Tidiane Barry, journalistes à la rédaction de RFI fulfulde. © Sylvain Cherkaoui

Quels retours aviez-vous reçus des auditeurs en fulfulde concernant « Alors on dit quoi ? », programme destiné aux jeunes ?

Ce magazine répondait à une demande de la communauté peule d’avoir une émission dans sa langue. Aïssatou Ly, la présentatrice, a ensuite reçu beaucoup de messages d’auditeurs via WhatsApp et Facebook, qui souhaitaient aussi des journaux. Ces retours directs des auditeurs sont très gratifiants et motivants.

Cependant, dès 2007, lors du lancement de la rédaction haoussa, on avait constaté un vrai désir de la part des populations d’avoir une information fiable et de qualité, dans leurs langues maternelles.

Quelles relations entretenez-vous avec les radios partenaires qui rediffusent les programmes de RFI en langues africaines ?

Nous avons mis en place une rubrique où on leur donne la parole. Chaque jeudi, dans « Echo des campagnes », nous diffusons l’interview d’un responsable d’une radio partenaire, qui parle de l’actualité de sa localité et des éventuelles difficultés auxquelles il est confronté.

En 2019, la rédaction mandenkan, alors basée à Paris, a déménagé à Dakar. Pourquoi avoir choisi de s’installer au Sénégal ?  

Comme d’autres capitales en Afrique de l’Ouest, Dakar est un hub sous-régional, avec beaucoup d’institutions internationales et panafricaines. C’est un lieu de rencontres avec différentes cultures et une importante communauté peule. Donc, cela faisait sens de s’installer à ce carrefour ouest-africain.

Maïmouna Sanago, journaliste à la rédaction de RFI mandenkan.
Maïmouna Sanago, journaliste à la rédaction de RFI mandenkan. © Sylvain Cherkaoui

Au lancement de la rédaction mandenkan en 2015, RFI n’avait pas le budget pour produire plus de programmes en langues africaines. Quel appui a-t-elle reçu ?

Cette nouvelle offre de programmes a été rendue possible grâce au projet Afri’Kibaaru, financé par l’Agence française de développement (AFD), dont la mission est de contribuer au développement dans le monde et en Afrique.  

Apporter en langues locales de l’information, notamment internationale, fiable, de qualité et indépendante, ainsi que des clés de compréhension du monde, participe au développement.

Les horaires
En mandenkan, outre les éditions de 30 mn, à 8 h et à 12 h TU, deux éditions supplémentaires viennent compléter la grille, le matin à 7 h TU et le soir à 17 h TU.
En fulfulde, RFI propose désormais 2 heures de programmes quotidiens, par tranche de 30 mn : deux éditions le matin, à 7 h 30 et 8 h 30 TU, une le midi à 13 h TU et une le soir à 17 h 30 TU. « Cela permet aux auditeurs en zones mandenkan et peule de suivre les deux éditions, en plus de celles en français, comme Afrique Midi, à 12 h 30 TU, qui est très suivie », précise Frédéric Garat, le coordinateur des deux rédactions.

Les programmes

  • En semaine 

Sessions du matin : la semaine, en mandenkan comme en fulfulde, les tranches du matin sont composées de 10 mn de journaux et de 20 mn de magazines.  
Après le bulletin d’informations, les auditeurs retrouvent, dans la première tranche, les rubriques sport, l’invité du matin, la revue de presse et les reportages des correspondants et, dans la deuxième tranche, l’invité du jour, la rubrique sport, le rappel des titres et 10 mn de magazines sur des thématiques sur la santé, l’éducation, les femmes, l’environnement et l’économie.
Session de la mi-journée : découpée différemment, elle est composée de 15 mn de journaux suivis de 15 mn d’un magazine sur le modèle d’Appels sur l’actualité de Juan Gomez. « Pendant 5 minutes, les journalistes répondent à des questions sur l’actualité, puis suivent les réactions des auditeurs sur un sujet en particulier », indique Frédéric Garat.
Session de fin de journée : la tranche est de nouveau composée de 10 mn de journaux et de 20 mn de magazines.

  • Le week-end 

Les sessions du week-end débutent par un flash d’informations de 5 mn suivi de magazines. Sur l’antenne mandenkan, le samedi, les auditeurs peuvent écouter Une semaine d’actualité, ainsi que le magazine Alors on dit quoi ? et, le dimanche, la fiction C’est la vie.
Sur l’antenne fulfulde, Alors on dit quoi ? et un magazine culturel avec des invités de la communauté peule (écrivains, etc.) sont au programme avec, à terme, la lecture d’œuvres littéraires spécifiques à la culture peule.

Une rédaction paritaire
Au total, une trentaine de journalistes et techniciens, ainsi qu’une vingtaine de correspondants originaires de toute la sous-région, composent les deux rédactions basées à Dakar, au Sénégal.

Diffusion
Les programmes en mandenkan sont diffusés en FM au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Liberia, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone. Les éditions en fulfulde sont accessibles en FM au Burkina Faso, au Cameroun, en Gambie, en Guinée, au Mali, au Niger, en Sierra Leone, au Sénégal et également dans le sud de la Mauritanie et la région du lac Tchad.
Les émissions des deux rédactions sont également diffusées dans toute la région du Sahel en ondes courtes et via un important réseau de radios partenaires. Les contenus sont également accessibles grâce aux offres numériques.

En savoir plus 
Retrouvez toute l’actualité en mandenkan sur https://www.rfi.fr/ma/ et en fulfulde sur https://www.rfi.fr/ff/

 

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