Afrique/Etats-Unis

Des étudiants contre les stéréotypes sur l'Afrique à New York

L'une des photos de campagne de l'université d'Ithaca aux Etats-Unis.
L'une des photos de campagne de l'université d'Ithaca aux Etats-Unis. ASA

« Est-ce que vous parlez l’Africain ? ». Vous avez peut-être déjà entendu cette question stupide et vous vous êtes peut-être déjà pris la tête dans les mains. Des étudiants africains d’une université de New York ont décidé de partir en chasse contre les stéréotypes et les idées reçues sur l’Afrique. Et ils le font à travers une campagne sur internet.

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De notre correspondant à New York,

La campagne a été lancée par l’Association des étudiants africains de l’université d’Ithaca, une petite ville au nord de New York. Venus du Ghana, du Kenya, d’Afrique du Sud, d’Ouganda ou d’Ethiopie, ces étudiants âgés de 18 à 21 ans racontent qu’ils en avaient assez d’entendre toujours les mêmes idées reçues sur la pauvreté en Afrique. Et de s’entendre poser toujours les mêmes questions, à commencer par « Est-ce que l’Afrique est un pays ? », ou encore « Parlez-vous l’africain ? »….

Intitulée « La vraie Afrique – combattre les stéréotypes », la campagne s’articule autour d’une série de photos d’étudiants enveloppés dans leur drapeau national, chacun avec une phrase différente tirée de leurs expériences.

Parmi les stéréotypes mis en cause, on peut lire par exemple, « L'Afrique n’est une terre pleine de maladies », « Je ne parle pas l’africain, parce que ce n’est pas une langue, car 2 000 langues sont parlées en Afrique », « L’Afrique n’a pas besoin d’être sauvée », mais aussi le fameux « L’Afrique n’est pas un pays », etc. Un étudiant Erythréen qui s’entendait dire qu’il ne ressemblait pas à un Africain a, quant à lui, entouré de son drapeau national, brandi cette phrase : « Les Africains ne se ressemblent pas ».

Offrir les connaissances de base...

L’idée première de cette campagne est de donner quelques connaissances de base sur l’Afrique dans un pays, les Etats-Unis, où les connaissances générales sur le reste du monde sont parfois très minimales. Des connaissances de base qui « bloquent » dans les deux sens. Ainsi, une étudiante d’origine ghanéenne, née au Texas, a suivi ses parents au Ghana à l’âge de 15 ans. Et elle raconte qu’en arrivant à Accra, elle a été très surprise de voir que la ville était très différente des images qu’elle avait en tête, des images de famine, de guerre, de maladies…

L’impact de la campagne « La vraie Afrique, combattre les stéréotypes » est réel. Lancées sur Facebook, sur instagram, les photos attirent plus que jamais l’œil. Elles ont même retenu l’attention de grands médias comme CNN, USA today ou Buzzfeed. Et le hashtag #africaisnotacountry existe désormais lui aussi sur Twitter.

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