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Israël / Territoires palestiniens

Confusion autour de la situation du navire irlandais Rachel-Corrie

Mairead Maguire, prix Nobel de la paix (2ème à gauche) à bord du Rachel-Corrie, en octobre 2009. L'Irlandaise se trouve actuellement à bord du navire avec 14 autres personnes.
Mairead Maguire, prix Nobel de la paix (2ème à gauche) à bord du Rachel-Corrie, en octobre 2009. L'Irlandaise se trouve actuellement à bord du navire avec 14 autres personnes. Photo: freegaza.org/ Reuters
Texte par : AFP
4 mn

La marine israélienne est intervenue ce samedi matin 5 juin 2010 pour empêcher le Rachel-Corrie, ancien cargo affrêté par une organisation irlandaise et chargé d'aide humanitaire, d'atteindre le port de Gaza. Mais selon les toutes dernières informations émanant des agences de presse, le bateau et son équipage auraient cependant refusé de se dérouter vers le port d'Ashdod et se dirigeraient vers Gaza.

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Les communications radio avec le bateau sont coupées, les dernières informations proviennent de la marine israélienne. Et celle-ci menace de donner l'assaut pour empêcher le Rachel-Corrie de garder le cap sur Gaza. C'est ce que vient de dire le porte-parole de l'armée israélienne. D'après lui, des soldats israéliens sont prêts à monter à bord du bâtiment et à faire usage de leurs armes pour se défendre.

L'objectif est d'obliger le Rachel-Corrie à se dérouter vers le port d'Ashdod, au sud de Tel Aviv. Le cargo humanitaire n'aurait donc toujours pas changé de route malgré une escorte de vedettes militaires israéliennes. Depuis qu'il est entré dans la zone des 30 à 35 milles nautiques de la côte dans la zone internationale, à une soixantaine de kilomètres des terres, plusieurs vedettes israéliennes ont en effet entouré le Rachel-Corrie pour l'empêcher de braver le blocus israélien en débarquant son aide humanitaire à Gaza.

Hier soir, vendredi 4 juin 2010, le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Liberman répétait qu'il n'était pas question de laisser le Rachel-Corrie arriver à Gaza mais qu'Israël ne souhaitait pas de confrontation. Cette fois le ton monte avec une menace d'abordage.

Ce samedi matin, 5 juin, l'armée israélienne a déclaré : «Nous avons signifié à plusieurs reprises aux responsables du bateau qu'ils devaient aller vers le port d'Ashdod, et qu'il y a un blocus de la bande de Gaza, mais ils ont ignoré nos appels et poursuivent leur route vers Gaza». «Nous allons continuer à les appeler à se détourner mais de toute façon nous ne leur permettrons pas de se rendre à Gaza», a averti, sans autre précision, une porte-parole de l'armée.

La radio publique israélienne a indiqué avoir réussi à contacter un responsable du bateau qui a affirmé : « Nous poursuivons notre route ». Auparavant, le comité d'accueil palestinien qui attendait le navire à Gaza avait indiqué que le cargo avait été intercepté sans violences à environ 35 milles au large de Gaza. « Plusieurs bateaux israéliens ont entouré le Rachel-Corrie dans une zone située entre 30 et 35 milles au large et l'ont empêché d'atteindre Gaza », a précisé un porte-parole du comité d'accueil, Amjad al-Shawa. « Ils essaient d'emmener le navire peut-être à Ashdod ou ailleurs », a ajouté M. Shawa, qui a eu une conversation téléphonique avec le Rachel-Corrie avant que « les communications ne soient complètement coupées ».

Transportant 15 personnes, de nationalités irlandaise et malaisienne, ainsi qu'un millier de tonnes d'aide, selon les organisateurs, le Rachel-Corrie devait initialement faire partie de la flottille humanitaire internationale arraisonnée lundi 31 mai. Lundi avant l'aube, des commandos de marine israéliens avaient lancé, dans les eaux internationales, un raid contre une flottille humanitaire internationale acheminant plusieurs centaines de militants pro-palestiniens et des tonnes d'aide vers Gaza.

De violents affrontements avaient éclaté à bord du ferry turc Mavi-Marmara, le plus grand des six navires, qui transportait 600 personnes, faisant neuf morts civils de nationalité turque. L'incident a plongé Israël, condamné de toutes parts, dans une grave crise diplomatique et déclenché la colère de la Turquie. Et surtout les militants du Rachel- Corrie, dont la Prix Nobel de la Paix, Maireaid Maguire, ont fait part, à plusieurs reprises, de leur intention de ne pas opposer de résistance violente à une éventuelle intervention des forces israéliennes.

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