Syrie, Venezuela

Bachar al-Assad et Hugo Chavez complices

Le président vénézuélien Hugo Chavez (d) offrant à son homologue syrien Bachar al-Assad une réplique de l'épée du héros national Simon Bolivar, au palais Miraflores à Caracas, le 26 juin 2010.
Le président vénézuélien Hugo Chavez (d) offrant à son homologue syrien Bachar al-Assad une réplique de l'épée du héros national Simon Bolivar, au palais Miraflores à Caracas, le 26 juin 2010. Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Le président syrien Bachar al-Assad a entamé sa tournée en Amérique latine au Venezuela, où il a été reçu par son homologue Hugo Chavez. Quelques accords commerciaux ont été signés comme la création d’une entreprise mixte pour la production et distribution d'huile d'olive syrienne au Venezuela, et Hugo Chavez s’est engagé à construire d’ici 3 ans une raffinerie de pétrole en Syrie. Les deux pays ont aussi prévu de créer un fonds de 100 millions de dollars pour financer leurs projets communs.

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Avec notre correspondante à Caracas, Angèle Savino

Sur le terrain diplomatique, les présidents syriens et vénézuéliens ont affirmé leur alliance stratégique contre Washington, l’appelant « l’axe des courageux ». « Il y a peu d’hommes politiques qui aient le courage de dire non quand cela est nécessaire, Hugo Chavez est du côté des causes justes, que ce soit en Amérique latine, dans notre région ou dans le monde entier », a déclaré Bachar al Assad, citant le conflit palestinien, la guerre au Liban 2006, et la revendication syrienne du plateau du Golan.

De son côté, Hugo Chavez, a décoré son invité de l’Ordre du libérateur Simon Bolivar, considérant Bachar al-Assad comme le libérateur d’un monde nouveau. Et son homologue de lui répondre : « le Venezuela est le symbole de la résistance contre les vents qui viennent du nord, il est le cœur qui unit la Syrie à toute l’Amérique latine ».

Après les éloges, les deux présidents ont défendu l’accord entre la Turquie, le Brésil et l’Iran pour trouver une solution au programme nucléaire iranien.

« Un accord historique a été signé à Téhéran. Et les Etats Unis ont commencé le torpiller et ont fini par ne pas le reconnaître, ensuite, tristement, nous avons vu que le conseil de Sécurité des Nations ne l’a pas non plus reconnu. Le président brésilien Lula a bien répondu : « Qu’est ce qu’ils veulent alors…la guerre ? », a déclaré Hugo Chavez

Bachar al-Assad, a critiqué fermement Israël, affirmant que qu’il voulait imposer une « démocratie du racisme », le qualifiant même d’ « Etat terroriste », et l’ONU, lui reprochant d’appliquer les décisions des Etats-Unis. Le président syrien, dont la prochaine étape sera Cuba, une autre bête noire de Washington, a pourtant tenu à préciser qu’il ne cherchait à l’être l’ennemi de personne. 

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