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Liban

Même après sa mort, l’ayatollah Fadlallah fait polémique

L’ayatollah Mohamad Hussein Fadlallah continue de susciter polémique même après sa mort.
L’ayatollah Mohamad Hussein Fadlallah continue de susciter polémique même après sa mort. REUTERS/ Cynthia Karam
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Près d’une semaine après sa mort, l’ayatollah Mohamad Hussein Fadlallah, le plus grand chef religieux chiite du Liban, le personnage considéré comme terroriste par les Etats-Unis, continue de susciter polémique ou interrogation. Ainsi, le gouvernement britannique a retiré un article de son ambassadrice au Liban sur son blog officiel dans lequel Frances Guy rendait hommage au saint homme chiite. L'ambassadrice britannique n'est pas la seule à avoir eu des soucis après la mort de Fadlallah: une journaliste de CNN, Octavia Nasr, a dû démissionner mercredi 7 juillet après avoir envoyé sur Twitter un message faisant l'éloge du religieux.

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Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot

L’article de Frances Guy avait pour titre « La mort d’un homme décent ». Et cette diplomate indiquait que l’ayatollah Fadlallah était l’homme politique libanais qu’elle avait eu le plus de plaisir à rencontrer parce que, disait-elle, c’était un homme respectueux, désireux de tendre la main au-delà des croyances.

Et c’est en effet le souvenir qu’il laisse ici au Liban, pays multiconfessionnel. Un pays qui lui a rendu hommage, pendant trois jours de deuil national. Hommage rendu bien au-delà de la communauté chiite. Ses fatwas en faveur des droits des femmes, ou pour condamner les attentats terroristes, en avaient fait une sorte de sage respecté de tous.

Les Américains reprochent à Fadlallah d’être lié aux attentats contre les Occidentaux pendant la guerre de 1975-1990, et d’être lié aussi aux enlèvements d’Occidentaux pendant cette période. Mais certains disent aussi qu’il fut l’un des médiateurs pour résoudre ces crises. Et en tout cas, depuis plus de vingt ans, cet homme parlait de dialogue, de modération, et de progrès.

Au Liban, le Hezbollah dénonce également le renvoi d’une journaliste de la chaîne américaine CNN Octavia Nasr qui aurait été contrainte à la démission, parce qu’elle avait exprimé sur internet, sa tristesse, après la mort de Fadlallah. « L’un des grands hommes du Hezbollah », disait-elle dans son message, en ajoutant qu’elle le respectait beaucoup.

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