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Liban / Justice

Nasrallah lance une nouvelle charge contre le Tribunal spécial pour le Liban

Impression d'écran issue d'al-Manar, la télévision du Hesbollah, montrant Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hesbollah libanais, lors d'une conférence de presse, le 22 juillet 2010.
Impression d'écran issue d'al-Manar, la télévision du Hesbollah, montrant Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hesbollah libanais, lors d'une conférence de presse, le 22 juillet 2010.
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, invite la classe politique libanaise à désavouer le Tribunal spécial pour le Liban et à soutenir le mouvement chiite. Hassan Nasrallah dit s'attendre à une mise en cause de membres de son parti par un tribunal de l'ONU dans l'assassinat du l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. «... il y a un grand complot qui se prépare contre le Liban et contre la Résistance (le Hezbollah) », a affirmé Nasrallah dans un discours diffusé le 25 juillet 2010 sur écran géant à l'occasion d'une cérémonie en l'honneur des fils et filles de « martyrs » du Hezbollah.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le chef du Hezbollah est monté d’un cran dans sa campagne destinée à discréditer le Tribunal spécial pour le Liban. Hassan Nasrallah intervient sur la question pour la troisième fois en une semaine, après avoir révélé que le tribunal s’apprêtait à accuser des membres de son parti dans l’assassinat de Rafic Hariri.

Le chef du Hezbollah a affirmé que la commission d’enquête est formée par les Américains et les Britanniques. D'arpès lui, ses membres sont recrutés auprès de services de renseignements qui entretiennent d’étroites relations avec le Mossad israélien.

Par conséquent, il n’est, selon lui,  pas possible de leur confier la recherche de la vérité dans une affaire aussi grave et importante. Il a accusé la commission d’enquête et le tribunal d’être infiltrés par les Israéliens. « Sinon, comment expliquer le fait que la presse et les dirigeants israéliens soient au courant du contenu de l’acte d’accusation avant qu’il ne soit publié », s’est-il interrogé.

Pour Hassan Nasarallah, la commission d’investigation et le tribunal n’inspirent pas confiance, d'autant qu’ils refusent d’enquêter sur l’affaire des faux témoins cités dans les premiers rapports. Ceux-ci, désignaient la Syrie comme responsable de l’assassinat de Rafic Hariri, avant que Damas ne soit réhabilitée par la communauté internationale.

Hassan Nasrallah a proposé la formation d’une commission d’enquête libanaise, chargée d’interroger les faux témoins, et d’identifier ceux qui les ont manipulés. Il a ainsi lancé la balle dans le camp de ses adversaires.
 

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