Iran

Iranienne condamnée à la lapidation: Téhéran rejette les ingérences

Manifestation en faveur de Sakineh ‎Mohammadi-Ashtiani à Trafalgar Square à Londres.
Manifestation en faveur de Sakineh ‎Mohammadi-Ashtiani à Trafalgar Square à Londres. AFP/Carl Court

En Iran, la condamnation à mort par lapidation de Sakineh Mohammadi-Ashtiani a suscité l'indignation dans plusieurs pays occidentaux, dont la France. Téhéran demande aux pays occidentaux de ne pas interférer dans le dossier de l'iranienne accusée d’adultère et de complicité dans le meurtre de son mari. Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, l'affaire est toujours en cours d'examen, rien n'a été décidé pour l'instant. Des pétitions ont été lancées pour demander sa remise en liberté dans le monde.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a rejeté ce qu’il a appelé « les ingérences des pays occidentaux » qui cherchent à faire pression sur l’Iran. « Aucune nation indépendante n’accepte des ingérences sur des affaires judiciaires », a-t-il affirmé et a ajouté que le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani était en cours d’examen par la justice, après la suspension de la lapidation décidée récemment.

« Les procédures judiciaires sont très strictes en Iran, en particulier dans les affaires de mœurs », a-t-il affirmé, tout en accusant l’Occident de chercher à politiser cette affaire. « Si nous libérons les personnes condamnées pour meurtre, il n’y aura plus de sécurité. Nous pourrons également demander aux pays occidentaux pourquoi ils ne libèrent pas tous les meurtriers qui sont détenus dans leurs prisons », a-t-il dit.

Officiellement, la peine de lapidation contre Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été suspendue, mais elle risque toujours la pendaison pour le meurtre de son mari.

Enfin, Téhéran a une nouvelle fois rejeté la demande du président brésilien qui a proposé d’accorder l’exil à l’Iranienne.

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