Religion

Synode pour le Moyen-Orient : Benoît XVI appelle à «exclure la violence»

Des évêques du Moyen-Orient lors de l'ouverture du Synode au Vatican, le 10 octobre 2010.
Des évêques du Moyen-Orient lors de l'ouverture du Synode au Vatican, le 10 octobre 2010. REUTERS/Tony Gentile

Le pape Benoît XVI a appelé ce dimanche 10 octobre les trois religions présentes au Moyen-Orient, musulmane, juive et chrétienne, à « exclure la violence », en ouvrant les travaux du synode sur cette région dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. Ce synode de deux semaines est intitulé: «L'Eglise catholique au Moyen-Orient: communion et témoignage». Il rassemble 185 «pères synodaux» - 140 de rite oriental et 45 de rite latin -, 36 experts et 34 auditeurs. L'arabe y est une langue officielle.

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Avec notre envoyée spéciale au Vatican, Geneviève Delrue

C’est l’Orient catholique qui s’est retrouvé ce matin dans la basilique Saint-Pierre pour une grand-messe concélébrée par le pape et près de deux cents cardinaux, patriarches, archevêques et évêques.

Longue barbe, haute coiffe noire ou dorée, chants en latin, mais aussi en arabe, en turc, en hébreu et en persan, pour exprimer la région géographique concernée par ce synode qui, d’est en ouest, s’étend de l’Iran en Egypte.

Si le pape a rappelé dans son homélie la situation sociale et politique, parfois dramatique de certains pays, et exhorté les grandes religions à exclure la violence, il a toutefois insisté sur le caractère essentiellement pastoral de ces synodes, le but étant de raviver la communion de l’Eglise catholique au Moyen-Orient.

Toutefois, Benoît XVI a tenu à préciser que « vivre dignement dans sa propre patrie est un droit humain fondamental ». Aussi a-t-il appelé la communauté internationale à contribuer à la paix et à la justice dans la région.

La paix, c’est le maître mot qui revient ici à Rome dans la bouche des pères synodaux. Si ce synode ne se veut pas politique, la politique sera bien, Proche-Orient oblige, la toile de fond des deux semaines de travaux.

Extrait de l'homélie de Benoît XVI

« Mais vivre dignement dans sa propre patrie est avant tout un droit humain fondamental : c'est pourquoi il faut favoriser les conditions de paix et de justice indispensables pour un développement harmonieux de tous les habitants de la région. Tous sont donc appelés à apporter leur propre contribution : la communauté internationale, en soutenant un chemin fiable, loyal et constructif envers la paix ; les religions majoritairement présentes dans la région, en promouvant les valeurs spirituelles et culturelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence. »


 

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