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Première visite délicate au Proche-Orient pour le chef de la diplomatie britannique

Le chef de la diplomatie anglaise, William Hague, et le président israélien, Shimon Peres, lors de leur rencontre à Jérusalem le 3 novembre 2010.
Le chef de la diplomatie anglaise, William Hague, et le président israélien, Shimon Peres, lors de leur rencontre à Jérusalem le 3 novembre 2010. REUTERS/Baz Ratner

C’est la première visite au Proche Orient du Britannique William Hague depuis qu’il est ministre des Affaires étrangères de son pays, ce mercredi 3 novembre 2010. Mais le chef de la diplomatie britannique est d’emblée confronté à un dossier délicat, en effet, Israël annonce la suspension du dialogue stratégique entre les deux pays pour protester contre une loi britannique sur les crimes de guerre.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

La Grande-Bretagne est une destination à risque pour les dirigeants israéliens. Il y a quelques jours la presse révélait que le ministre des Renseignements de l’Etat hébreu, Dan Meridor, avait annulé au dernier moment un déplacement à Londres. Le ministre aurait eu vent d’une plainte le visant pour son rôle présumé dans l’assaut de la Flottille pour Gaza au printemps dernier.

En décembre 2009, c’est l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères qui a dû renoncer à un voyage en Grande-Bretagne. Tzipi Livni visée par un mandat d’arrêt émis par un tribunal britannique suite à l’opération « Plomb Durci » lancée par Israël dans la Bande de Gaza.

A chaque fois, c’est le principe de compétence universelle qui est à l’œuvre. La justice britannique pouvant poursuivre sur le sol du Royaume des étrangers faisant l’objet d’une plainte pour crime de guerre.

L’affaire a pris la forme d’une peau de banane glissée sous les pas du nouveau chef de la diplomatie britannique William Hague qui effectue sa première visite dans la région. Pour protester contre cette menace judiciaire permanente, l’Etat hébreu a annoncé que le dialogue stratégique israélo-britannique était gelé.

A Londres, on explique que la loi de compétence universelle sera prochainement amendée. Il y a quelques mois, William Hague l’avait jugée « insatisfaisante et indéfendable ».

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