France / Irak

Attentat dans une église de Bagdad: la France accueillera des chrétiens blessés

L'église Notre Dame du Perpetuel Secours, après l'attentat qui a fait 42 victimes à Bagdad, le 31 octobre 2010.
L'église Notre Dame du Perpetuel Secours, après l'attentat qui a fait 42 victimes à Bagdad, le 31 octobre 2010. Reuters

Une cinquantaine d'Irakiens blessés dans l'attaque de la la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, le 31 octobre dernier, s'envoleront lundi 8 novembre pour la France à bord d'un avion médicalisé. La quasi-totalité des blessés qui vont arriver à Paris sont des chrétiens. Cette opération s'inscrit dans l'initiative annoncée au lendemain de l'attaque par le ministre français de l'Immigration, Eric Besson, d'accueillir 150 personnes, en priorité des « personnes blessées dans l'attentat et leurs familles ». Le ministre de l'Immigration a reçu la presse, ce dimanche matin, pour expliquer les modalités de cette opération humanitaire.

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Le 31 octobre dernier, à l'heure de la messe, un commando d'al-Qaïda prend d'assaut l'église Notre-Dame du Salut de Bagdad. Quarante-deux fidèles, en majorité des femmes et des enfants ainsi que deux prêtres, sont tués. C'est l'une des plus meurtrières attaques contre la communauté chrétienne d'Irak.

La France, qui a déjà accueilli sur son territoire 1 300 membres de cette communauté vulnérable, indique alors qu'elle va prendre en charge les rescapés de cette tragédie.

Nous sommes le pays qui accueillons le plus de réfugiés politiques, religieux, persécutés pour leurs convictions.

Eric, Besson, ministre de l'immigration

En revanche, insiste Eric Besson, ministre de l'Immigration, la République n'a pas vocation à accueillir tous les chrétiens d'Orient menacés dans leur pays : « Nous devons tout faire pour les aider, les protéger, dans leur pays d’origine parce que leur souhait le plus profond, on le sait bien, ce n’était pas de venir en France ou en Europe, c’est de rester vivre dans des conditions dignes de sécurité dans leur pays. Mais lorsqu’ils sont touchés par des drames affreux comme celui qu’ils viennent de connaître ou lorsqu’ils sont menacés, c’est le devoir de la France de les accueillir, de les soutenir et de les aider ».

Cinquante-sept personnes touchées par l'attentat, en priorité des blessés, vont donc atterrir à Orly lundi soir 8 novembre. Dans les prochaines semaines, un deuxième groupe d'une centaine de personnes doit suivre.

Ces réfugiés vont être pris en charge par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Tous vont être admis au titre de l'asile, et à terme, s'ils le désirent, ils pourront s'installer de manière pérenne en France.

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