Irak

Moqtada Sadr fait son retour en Irak après 4 ans d’exil

Un poster de Moqtada Sadr brandi dans la foule, à Sadr City, Bagdad.
Un poster de Moqtada Sadr brandi dans la foule, à Sadr City, Bagdad. ( Photo : Reuters )

Le chef radical chiite irakien Moqtada Sadr, bête noire des Américains, est rentré ce mercredi 5 janvier 2011 d'Iran, où il a passé quatre ans après un bras de fer sanglant avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. Mais pour se maintenir au pouvoir, Maliki a dû faire alliance avec ce rival de toujours.

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C’est en allié de Nouri al-Maliki que Moqtada Sadr revient en Irak, à Najaf, la ville sainte du chiisme dont il incarne un courant radical. Depuis son exil de Qom en Iran, le 15 mai dernier, il avait déjà levé son veto à la reconduction de Maliki dans le fauteuil de Premier ministre.

L’heure était grave, la liste de son frère ennemi chiite était arrivée en deuxième position seulement aux législatives du 7 mars, derrière la formation laïque d’un Iyad Allaoui fort des voix sunnites.

Et finalement en octobre dernier, sous la pression de Téhéran sollicitée par Maliki, le père fondateur de l’Armée du Mahdi, Moqtada Sadr, a surmonté le fossé de sang qui sépare les deux maisons chiites.

Un sadriste valide le gouvernement

Depuis sa création en 2003, la milice sadriste avait en effet longtemps tenu tête aux troupes américaines et irakiennes lancées à l’assaut de ses bastions, jusque dans les faubourgs de Bagdad, à Sadr city. Mais après des combats acharnés, Moqtada Sadr avait dû prononcer sa dissolution puis partir en exil.

Aujourd’hui, ce sont ses partisans, quarante députés sur 325, qui ont redonné à Maliki les clefs du Parlement dont le vice-président est un sadriste. Le 21 décembre, il a validé le nouveau gouvernement composé de vingt chiites, de dix sunnites, de quatre kurdes et d’un chrétien.

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