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France / Egypte

Paris demande le silence aux chercheurs français en Egypte

Des manifestants face aux militaires, à proximité de la place Tahrir, le 5 février 2011.
Des manifestants face aux militaires, à proximité de la place Tahrir, le 5 février 2011. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à des chercheurs français en Egypte de ne plus s'exprimer dans les médias sur les événements égyptiens. Et ce au nom de l'obligation de réserve des fonctionnaires. Une exigence qui provoque un certain émoi dans la communauté scientifique

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Pour aller plus loin

Marc Lavergne, chercheur français, dirige au Caire le Centre d'études et de documentation économique juridique et sociale, une unité de recherche placée sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères.

Ces derniers jours, Marc Lavergne, dont l'expertise est reconnue, était régulièrement interviewé par les journalistes étrangers. Jusqu'à ce que le ministère des Affaires étrangères lui demande de ne plus s'exprimer sur la crise egyptienne. Motifs invoqués : des impératifs de sécurité mais surtout l'obligation de réserve des fonctionnaires français.

Une injonction insupportable pour la communauté scientifique. Stéphane Tassel secrétaire général du SNESUP (syndicat national de l'enseignement supérieur) : « On ne peut pas empêcher un enseignant-chercheur, un citoyen, de s'exprimer. On ne peut pas museler de la sorte des collègues qui sont dans l'exercice de leurs fonctions et qui se sont exprimés sur ce qu’ils vivent ! Et on voit que ces menaces dissimulent de manière à peine masquée les fouilles à l’étranger qui sont en grande partie financées par le ministère des Affaires étrangères. Donc, dans ce cadre-là, ce n’est pas acceptable qu’on puisse faire ce type de pression sur des chercheurs au Caire ».

Et les syndicats enseignants, rappellent que la loi accorde aux enseignants-chercheurs une pleine indépendance et une entière liberté d'expression dans l'exercice de leurs fonctions.

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