Yémen

Au Yémen, le mouvement de contestation gagne de nouveaux soutiens

Des manifestants anti-gouvernementaux devant l'université de Sanaa au Yémen, le 21 février 2011.
Des manifestants anti-gouvernementaux devant l'université de Sanaa au Yémen, le 21 février 2011. Reuters/Ammar Awad

Les Yéménites ont entamé, ce lundi 21 février 2011, leur sit-in pour exiger le départ d’Abdulalh Saleh, leur président au pouvoir depuis 1978. Un président qui, ce jour, lors d’une conférence de presse, a déclaré qu’il « ne partirait que par les urnes ». La veille, le mouvement de contestation a bénéficié du soutien de l’opposition. A ce soutien s’ajoute un autre de taille : celui des Ulémas, les savants religieux du Yémen.

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Avec notre correspondante à Sanaa, Charlotte Velut

Pacifiques mais déterminés, voilà comment se montraient les étudiants ce matin du lundi 21 février devant l’université de Sanaa. Sur les panneaux à l’entrée du campus, taguée en lettre rouge cette indication :« Va t'en ! » Un message court, clair.

Beaucoup de jeunes déplorent le dialogue de sourd engagé avec le président depuis plusieurs semaines. L'annonce d’Ali Abdullah Saleh ce lundi 21 février qui a une nouvelle fois refusé de quitter son poste, devrait raviver d’avantage la contestation. D’autant plus que les soutiens en faveur des étudiants se multiplient. Au soir du dimanche 20 février, l’opposition a choisi de se joindre aux manifestations, et a refusé tout dialogue avec le pouvoir.

Appui également des Ulémas, les savants religieux du Yémen. Cheikh Abdul Majed al-Zandani, un des imams les plus respectés du pays, a qualifié ce lundi de «crime» toute agression contre les manifestants, et rappelé au gouvernement son devoir de protection de la population.

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