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Bahrein

Bahreïn : des violations des droits de l’homme de plus en plus flagrantes

Le père d'Ahmed Farhan, un manifestant tué, exprime son émotion lors des funérailles, le 18 mars 2011.
Le père d'Ahmed Farhan, un manifestant tué, exprime son émotion lors des funérailles, le 18 mars 2011. Reuters/James Lawler Duggan
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Human Rights Watch multiplie les communiqués pour dénoncer la gestion de la crise par les autorités de Bahreïn. Selon l’ONG, une situation d’exception ne dédouane pas le pays de respecter les droits de l'homme. Mercredi dernier, l’armée a délogé par la force les manifestants de la place de la Perle. La contestation était quotidienne depuis un mois. Depuis, la loi martiale a été déclaré, le couvre feu instauré, aujourd’hui la navigation en mer interdite. Et bien sûr, toute manifestation est interdite. 5 personnes ont été tuées la semaine dernière. Des dizaines de personnes ont disparu et les arrestations d’opposants continuent. Les Bahreinis vivent dans la crainte.

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Avec notre correspondante à Manama, Angélique Ferat

Les Bahreiniens ont peur… peur même d’évoquer la situation. De nouvelles troupes du Golfe sont arrivées cette nuit. Du Qatar et du Koweït. Une mission de la Croix-Rouge koweitienne doit visiter aujourd’hui l’hôpital général de Manama … Mais Hier soir, la police est venue chercher une dizaine de blessés sans donner leur destination. Le personnel médical n’a rien pu faire. Depuis mercredi leur établissement est encerclé par l'armée :

« Mercredi dernier, l’armée a permis seulement à 2 ambulances à sortir de l’hôpital. Aussitôt qu’ils dont sortis, ils ont été arrêtés et les médecins molestés. Ils sont revenus, ont prévenu le ministre de la Santé et il a démissionné aussitôt. Ce n’est pas la 1ere fois que je vois cela. J ai vu la même chose à Gaza en janvier 2009. C’est la première fois à Bahrein. J’ai peur, j’ai vraiment peur. J’ai peur d’être ici assis et en train de vous parler. Je peux très bien être arrêté ce soir. »

Human Rights Watch dénonce la détention prolongée des personnes arrêtées la semaine dernière. Celles-ci n’ont toujours pas été présentées à un juge. L’opposition appelait cet après-midi tous les Bahreïnis à monter sur la terrasse de leur maison et chanter Allah Akbar, Dieu est grand.
 

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