Syrie

En Syrie, un appel à une «révolte populaire» en dépit des gestes d'apaisement

Manifestation dans la ville de Deraa, au sud de Damas, le 25 mars 2011.
Manifestation dans la ville de Deraa, au sud de Damas, le 25 mars 2011. Reuters/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président syrien Bachar el-Assad multiplie les annonces de réformes et de concessions face à la vague de contestation de son régime qui parcourt le pays. Première mesure concrète : plus de 200 détenus politiques auraient été libérés vendredi soir, en grande majorité des islamistes. Cependant, les manifestations semblent s’étendre dans plusieurs villes syriennes. Il y a probablement plusieurs dizaines de morts. Et ce samedi 26 mars 2011, plusieurs centaines de manifestants se sont à nouveau rassemblés sur la place principale de Deraa, foyer de la contestation dans le sud de la Syrie.

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Les autorités font état de treize morts vendredi lors de manifestations à Deraa, Sanamein, Daael, Damas, Douma, Banias et Hama. Toutefois, des militants de droits de l’homme parlent d’au moins vingt-cinq manifestants tués, alors qu’Amnesty International établit le bilan de toute la semaine écoulée en Syrie à cinquante-cinq morts.

Tout en réprimant sévèrement les protestations et en présentant la répression comme justifiée, le pouvoir annonce plusieurs concessions. Damas promet une possible levée de l’état d’urgence, en vigueur depuis quarante-huit ans, ainsi qu’une législation sur la liberté de la presse et sur les partis politiques.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme basé à Londres, plus de deux cents détenus politiques, en grande majorité des islamistes, viennent d’être libérés. Mais c’est peut-être trop tard et pas assez pour calmer les esprits.

Un appel lancé sur Facebook incite à « une révolte populaire ». Une ressemblance de plus avec les autres révolutions dans le monde arabe, notamment en Tunisie et en Egypte.

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