Syrie

En Syrie, les partisans de Bachar el-Assad se mobilisent

Des milliers de personnes ont défilé à Damas pour apporter  leur soutien au président Bachar el-Assad, le 25 mars 2011.
Des milliers de personnes ont défilé à Damas pour apporter leur soutien au président Bachar el-Assad, le 25 mars 2011. REUTERS/Nada Fares
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La colère gagne du terrain en Syrie où les manifestations qui touchent plusieurs villes du pays ont fait au moins une dizaine de morts le 25 mars dans la répression par les forces de l’ordre. Parallèlement à cette contestation contre le régime en place depuis 40 ans, des milliers de personnes ont défilé à Damas, la capitale pour apporter leur soutien au président Bachar el-Assad.

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Pour aller plus loin

Avec notre correspondante à Damas, Sophie Dumont

Les pro-gouvernementaux ont pris le dessus le 25 mars à Damas, ne laissant aux opposants aucune chance d’avancer et de continuer les protestations à l’encontre du gouvernement. Après avoir dispersé les opposants, il se sont dirigés vers d'autres places de la capitale.

Des voitures roulant à vive allure dans lesquelles les manifestant brandissaient des portraits du président et des drapeaux syriens n’ont cessé de sillonner la ville jusque tard dans la nuit, la plongeant dans une atmosphère étrange et un climat de peur. Des jeunes gens, en majorité, se sont joints aux rassemblements de partisans et scandaient : « Nous nous sacrifierons pour toi président ».

Nous avons pu observer également des familles remplissant des minibus, qui servent habituellement de transport en commun, et les utiliser pour suivre le mouvement des pro-gouvernementaux. Vendredi étant un jour de prière, les gens sont toutefois plutôt restés chez eux. Et dans les rares épiceries ouvertes, il y avait peu de commentaires. On sent que les gens ont peur d’une crise en Syrie, et qu’ils préfèrent rester silencieux.

En revanche, les jeunes investissent les cafés internet et suivent de près les derniers  événements et les commentaires faits à l’international. Les discussions et les commentaires vont bon train aussi sur Facebook entre jeunes partisans et jeunes opposants qui, eux, demandent à ouvrir les yeux et appellent à poursuivre la contestation.

La chaîne de télévision nationale a diffusé quant à elle uniquement des images de mouvements de soutien au président, mouvements qui ont eu lieu aussi à Alep, la deuxième ville du pays.

Tout le monde attend de voir si [Bachar el-Assad] va faire comme Kadhafi. Je ne le pense pas mais rien n'est sûr.

Joshua Landis, directeur du centre d'études sur le Moyen-Orient à l'université d'Oklahoma et le blog Syrian comment

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