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Bahrein

La situation reste très tendue à Bahreïn

Depuis mi-février, 24 personnes ont été tuées dans des manifestations selon le bilan officiel du ministère de l'Intérieur.
Depuis mi-février, 24 personnes ont été tuées dans des manifestations selon le bilan officiel du ministère de l'Intérieur. Reuters/Hamad I Mohammed
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Bahreïn, la situation reste tendue, après que les autorités ont décrété l'Etat d'urgence. Depuis la mi-février, des manifestations contre la monarchie Al Khalifa se sont étendue à tout le petit royaume, les concessions octroyées par le roi notamment des aides sociales n'ont pas calmé les manifestants qui réclament des réformes politiques et sociales. Ils protestent contre la discrimination et la corruption du régime et de la famille Al Khalifa qui gère le pays depuis 1783, une dynastie sunnite dans un pays peuplé en majorité de chiites. Mais selon les autorités, il est temps de faire les comptes.

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Le ministre de l'Intérieur veut faire les comptes et il a d'ailleurs présenté ses chiffres ce mardi 29 mars 2011 devant le Parlement. Les manifestations depuis mi-février ont fait 24 morts dont quatre policiers, sept civils et treize personnes qui ont participé aux violences, selon les propres termes du ministre. Selon lui, ces manifestants auraient agi selon des tactiques similaires au Hezbollah, il a dénoncé les appuis que ce parti chiite libanais et que les autorités iraniennes auraient apporté aux manifestants.

De leur côté, les opposants chiites dénoncent des arrestations arbitraires. La loi martiale décrétée le 15 mars et le déploiement des forces du « Bouclier de la Péninsule », les forces armées des pays du Conseil de Coopération du Golfe ont permis aux autorités de Bahreïn d'ériger des barrages et d'arrêter des opposants.

Selon le Wefaq, la principale opposition chiite, 250 personnes auraient été arrêtées, plus de 40 auraient disparu, la plupart ne seraient pas des militants. Les Etats-Unis dont la Ve flotte stationne à Bahreïn s'étaient dits inquiets de cette vague d'arrestations. Les 18 députés du bloc Al-Wefaq avaient démissionné en signe de protestation en février dernier, le Parlement a accepté la démission de 11 d'entre eux, ils perdent ainsi leur immunité parlementaire, et peuvent désormais être poursuivis devant les tribunaux.

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