Syrie

En Syrie, des «groupes armés» ouvrent le feu sur les manifestants

Scène d'affrontements à Deraa, en Syrie, diffusées à la télévision d’Etat, le 8 avril 2011.
Scène d'affrontements à Deraa, en Syrie, diffusées à la télévision d’Etat, le 8 avril 2011. AFP photo/Syrian TV

C'était un vendredi sanglant en Syrie. Plus de quarante personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, le 8 avril 2011, lors des manifestations hostiles au régime dans trois villes syriennes. A Deraa, les forces de sécurité ont ouvert le feu à balles réelles pour disperser les milliers de manifestants. Des manifestations qui ont aussi fait des victimes du côté des forces de l'ordre.  

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Les médias officiels parlent de 19 morts et 75 blessés. Ça s'est passé à Deraa, l'épicentre de la contestation. La ville se trouve à 100 kilomètres au sud de la capitale Damas. Selon l'agence syrienne Sana, des soi-disant « groupes armés » auraient tiré sur la police et les forces de sécurité. La télévision nationale diffuse des images montrant des hommes cagoulés qui ouvrent le feu et sur la police et sur les manifestants.

De leur côté, les militants et les habitants de Deraa parlent de 17 personnes mortes dans les affrontements. Cette fois-ci, c'étaient, disent-ils, les forces de sécurité qui auraient tiré à balles réelles sur la foule, plusieurs milliers de personnes.

A Homs et à Harasta, les forces de l'ordre ont tué au moins 5 autres opposants, selon l'Organisation nationale des droits de l'homme. Les gens sont descendus dans la rue un peu partout dans le pays.

Le mouvement de contestation entre maintenant dans sa quatrième semaine. Pour l'instant, le président Bachar el-Assad reste inflexible quant à l'ouverture politique et économique demandée par une partie de son peuple.

Le problème c’est que les gens se sentent vraiment sous pression. Il y a une différence énorme entre les riches et les pauvres.

Iyas Maleh

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