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Bahrein

Bahreïn : les chefs de l'opposition, jugés par un tribunal militaire, risquent la peine de mort

La place de la Perle, siège de la contestation bahrainie, détruite par les forces de l'ordre, le 16 mars 2011.
La place de la Perle, siège de la contestation bahrainie, détruite par les forces de l'ordre, le 16 mars 2011. Reuters/Hamad I Mohammed
Texte par : RFI Suivre
7 mn

Au Bahreïn, un procès d'exception s'est ouvert ce dimanche. Une vingtaine de chefs de l'opposition seront jugés jeudi devant un tribunal militaire. Ils sont accusés d'avoir tenté de renverser la monarchie chiite au pouvoir, ébranlée par des manifestations depuis trois mois. Ces accusés sont aussi poursuivis pour avoir formé un groupe terroriste et encourent la peine de mort. Le roi a lui décrété que l'état d'urgence en vigueur depuis la mi-mars serait levé le 1er juin.

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Nabil Rajab, président du Centre du Bahreïn pour les droits de l'homme, alerte sur les mauvais traitements infligés à ces prisonniers.

Au Bahreïn, ces derniers mois, quatre personnes ont été torturées à mort. L'une d'entre elles était un journaliste. Il y avait aussi un blogueur... La torture est une pratique très répandue au Bahreïn. Elle est systématique et organisée...

«La plupart de ces personnes qui sont jugées ont été torturées»

Ce procès se tient devant un tribunal militaire. Qui sont les prisonniers et quelles sont leurs revendications ? Les précisions de Nabil Rajab.

Ils appartiennent à différents groupes politiques. Certains sont des militants des droits de l'homme, d'autres sont des politiciens libéraux ou de gauche... Ces personnes demandaient des réformes politiques, sociales, elles réclamaient une justice sociale, un gouvernement élu. Et aujourd'hui, elles risquent la peine de mort. C'est inacceptable !

«Vingt et une personnes sont jugées.... Je ne sais pas comment le gouvernement peut en faire un seul procès, un seul complot »

Nabil Rajab a lui aussi été victime d'actes de torture il y a quelques jours. Arrêté puis relâché, il est désormais la cible de nombreuses menaces de morts.

Mais cette situation fait de moi un homme plus engagé que jamais. Quand j'ai décidé de faire ce travail, j'étais prêt à en payer le prix.Je devais me rendre à Paris pour assister à un rassemblement de la FIDH... je poursuivrai mon travail où que je sois, quels que soient les menaces et les dangers.

«On me menace à la télévision bahreinienne, à la radio, dans les journaux»

 

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