Yémen

Yémen : ultimatum de l'opposition

Des manifestants hurlent des slogans exigeant la démission du présdient Saleh à Taiz dans le sud du Yémen, le 8 mai 2011.
Des manifestants hurlent des slogans exigeant la démission du présdient Saleh à Taiz dans le sud du Yémen, le 8 mai 2011. REUTERS/Khaled Abdullah

C'est un véritable ultimatum que l'opposition yéménite lance au président Ali Abdallah Saleh en ne lui donnant que deux jours pour accepter le plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe. Si Saleh s'obstine à ne pas signer le document prévoyant son départ, l'opposition qui était jusque-là réservée, a promis de rejoindre le peuple. Les Yéménites, eux, rejettent le plan en raison de l'immunité accordée au président et à ses proches.

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Le compte à rebours est lancé. Le chef de l'Etat n'a que deux jours pour signer un document qui prévoit les modalités de sortie de crise. Un processus en plusieurs étapes : formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation, démission un mois plus tard de Saleh en échange de son immunité et enfin organisation d'une élection présidentielle deux mois plus tard.

Or, chaque partie campe sur ses positions. Saleh refuse de signer en tant que président du pays et exige l'arrêt des sit-in et des manifestations. L'opposition soutient le plan du Conseil de coopération du Golfe, et ne veut plus de modification du texte de l'accord ni de report de sa signature. Elle a en outre insisté qu'elle ne ferait aucune concession et qu'au delà de ces deux jours elle rejoindrait les manifestants qui eux refusent ce document.

La rue continue d'exiger la démission pure et simple du président au pouvoir depuis 32 ans. Les manifestants refusent toute autre alternative à un départ immédiat, y compris le principe de l'immunité après le départ de Saleh. Depuis le début des manifestations fin janvier, environ 150 personnes ont perdu la vie sous les balles du régime yéménite.

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