Syrie

Nouveau vendredi de manifestations et de répression meurtrière en Syrie

Une voiture de police en flammes lors d'une manifestation contre le régime à Homs.
Une voiture de police en flammes lors d'une manifestation contre le régime à Homs. AFP PHOTO/YOUTUBE

Les manifestations contre le régime de Bachar el-Asad se multipliées dans de nombreuses villes de Syrie ce vendredi 20 mai. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule et l’on dénombrait au moins 34 tués parmi les civils lors du dernier bilan provisoire. La violence de la répression est encore montée d’un cran.

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Plusieurs nouvelles villes se sont jointes au mouvement de protestation, affirme Malath Aumran, un cyber militant basé au Liban en liaison permanente avec des membres de l'opposition syrienne. « L'électricité à Deraa et Banias est coupée depuis 14 jours maintenant et cela a fait les gens à sortir dans la rue », a-t-il indiqué.

Situation critique

Malath Aumran précise qu’il y a également eu des manifestations à Talbiseh et à Homs où des chrétiens et des alaouites ont rejoint ce mouvement de protestation auquel environ 25 000 personnes auraient participé. Dans les autres villes, les manifestants se comptaient aussi par milliers. A Qamishli, au Kurdistan, 10 000 personnes sont sorties dans la rue. Les forces de sécurité sont présentes en très grand nombre à Deraa, dans le sud, ainsi qu’à Banias, sur la côte méditerranéenne.

La question qui se pose est de savoir si les milieux d'affaires vont passer d'un côté ou de l'autre

Agnès Levallois

« Ces derniers jours, beaucoup de gens ont arrêtés et, dans ces villes, des stades sont transformés en camps de torture et 5 000 personnes ont été victimes d'actes de tortures à Deraa », affirme le cyber militant. Selon lui, « la question n'est pas de savoir si Bachar el-Assad doit rester au pouvoir ou partir mais plutôt comment faire pour qu'il quitte le pouvoir ».

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