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Territoires palestiniens / ONU

Les Palestiniens étendent leur campagne pour une reconnaissance à l’ONU

L'Assemblée générale de l'ONU s'ouvrira le 13 septembre à New York.
L'Assemblée générale de l'ONU s'ouvrira le 13 septembre à New York. (CC)/Wikipédia
Texte par : Karim Lebhour
4 mn

Les diplomates palestiniens se mobilisent pour accéder à l’indépendance qu’ils espèrent voir voter lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU qui débute le 13 septembre à New York. Leur objectif de recueillir la majorité requise de 128 votes semble en bonne voie mais cela pourrait ne pas suffire.

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L’œil rivé sur l’échéance du mois de septembre, les diplomates palestiniens écument les capitales afin de mobiliser le plus de nations possible pour soutenir l’entrée de leur Etat à l’ONU. Lors de l’Assemblée générale qui s’ouvrira le 13 septembre, à New York, les Palestiniens demanderont un vote sur la reconnaissance de la Palestine par les Nations unies. « Pour l’instant, 112 pays ont déjà reconnu l’Etat de Palestine, dit Ryad Mansour, le représentant palestinien à l’ONU, avec statut d’observateurNotre objectif est de passer le seuil des 130 afin de venir frapper avec force à la porte du Conseil de sécurité ».

L'avertissement d'Obama

Car si les Palestiniens ont de grande chance d’obtenir la majorité requise de 128 votes devant l’Assemblée générale, seul le Conseil de sécurité peut formellement décider de l’entrée d’un nouveau membre à l’ONU. Or, les Etats-Unis ont déjà fait savoir qu’ils opposeront leur droit de veto. « Je suis persuadé que choisir la voie de l'ONU pour les Palestiniens plutôt que de s'asseoir à la table des négociations avec les Israéliens est une erreur », a expliqué Barack Obama, lors d’un déplacement à Londres, le mois dernier. Le président américain a promis devant l’AIPAC, le principal lobby pro-israélien, que les Etats-Unis « s’opposeront à tout effort visant à isoler Israël aux Nations unies ».

La perspective d’un veto américain, n’entame pas la détermination des Palestiniens d’aller au bout de leur démarche, assure Ryad Mansour. « Le président Obama a chanté les louanges du printemps arabe dans son discours. Que fera-t-il si des centaines de milliers de Palestiniens descendent dans la rue, pendant plusieurs semaines avant le jour J du mois de septembre ? », interroge le diplomate, citant les mouvements populaires égyptiens et les tunisiens. « Pendant les dix-huit jours de la révolution en Egypte, l’attitude des Etats-Unis envers le régime égyptien a totalement changé », rappelle-t-il, persuadé que la Maison Blanche aura du mal à s’opposer, au risque de se retrouver du mauvais côté de l’Histoire, face à une mobilisation massive des Palestiniens pour réclamer la fin de l’occupation et leur indépendance.

Les Palestiniens peuvent également tenter de contourner le veto américain en demandant l’application de la procédure « United For Peace ». Cette mesure permet à l’Assemblée générale, réunie en session d’urgence, de suppléer à un blocage du Conseil de sécurité et d’annuler le pouvoir de veto des cinq membres permanents. La procédure a été utilisée une seule fois, en 1950, pendant la guerre de Corée, et demeure une hypothèse très improbable dans le cas palestinien.

Bataille diplomatique

Il n’en reste pas moins que la bataille diplomatique se profilant à l’horizon de septembre fait grand bruit dans les couloirs de l’ONU. « Nous allons vers un mélodrame onusien typique, note un diplomate du Conseil. Au bout du compte, ce vote ne changera rien. Il faut trouver un moyen de relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens ». La proposition française d’accueillir une conférence de paix en juillet marque ainsi la première d’une série d’initiatives diplomatiques auxquelles il faut s’attendre pour tenter d’éviter une collision entre les Etats-Unis et la direction palestinienne au mois de septembre. 

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