Israël / Syrie

Affrontements sur le plateau du Golan : Israël désigne la Syrie comme instigateur

Des manifestants s'enfuient après un lâcher de gaz lacrymogènes par les soldats israéliens sur le plateau du Golan, le 5 juin 2011.
Des manifestants s'enfuient après un lâcher de gaz lacrymogènes par les soldats israéliens sur le plateau du Golan, le 5 juin 2011. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des centaines de Palestiniens et de Syriens ont tenté dimanche 5 juin 2011 de pénétrer sur le plateau du Golan, un territoire syrien annexé par Israël, pour commémorer la défaite des pays arabes face à l’Etat hébreu en juin 1967. Des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre israéliennes. Selon l’Etat hébreu, douze morts sont à déplorer. La télévision syrienne, quant à elle, parle de vingt-trois morts et de 350 blessés. C'est la deuxième fois en moins d'un mois que le plateau du Golan est l'objet de tensions.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

Le 15 mai dernier, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance d’Israël, qui marque aussi la Nakba, le début de l’exil pour les réfugiés palestiniens, des incidents violents avaient alors éclaté simultanément sur plusieurs frontières.

Il  y avait déjà eu des victimes, notamment des manifestants venus du Liban et de Syrie. Depuis ce 15 mai, l’armée israélienne n’avait de cesse de se préparer à un autre anniversaire, celui de la guerre des Six Jours, qui s’est déroulée il y a tout juste 44 ans.

Des troupes supplémentaires ont donc été déployées à la frontière syrienne ces dernières semaines. Un large fossé a été creusé, de nouvelles mines et de nouveaux barbelés ont été installés, ce qui n’a pas dissuadé les manifestants de tenter une nouvelle fois de pénétrer sur le Golan dimanche 5 juin. L’armée avait prévenu qu’elle ne laisserait personne s’infiltrer, contrairement à ce qu’on avait pu voir le 15 mai. Elle a donc ouvert le feu.

Un front pourtant calme pendant 40 ans

Pour Israël, ceci prouve que les manifestations de dimanche ont été encouragées, voire organisées par la Syrie qui tenterait de détourner l'attention, alors qu’elle réprime depuis plusieurs mois des manifestations d’opposition sur son sol.

Israël s’attend donc à d’autres confrontations du même type, sur fond de contestation en Syrie, mais aussi à l’approche de septembre, date à laquelle les Palestiniens veulent demander la reconnaissance internationale de leur Etat aux Nations unies.

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