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Arabie Saoudite / Tunisie

Tunisie : Ben Ali prépare à distance son procès par contumace

L’ex-président Ben Ali accompagné de son épouse, Leïla Trabelsi, le 11 octobre 2009.
L’ex-président Ben Ali accompagné de son épouse, Leïla Trabelsi, le 11 octobre 2009. AFP/FETHI BELAID
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A partir du 20 juin 2011, l'ex-président Ben Ali sera jugé par contumace en Tunisie par des tribunaux militaires et civils. Les autorités saoudiennes n'ont pas répondu aux demandes d'extradition de Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi, toujours réfugiés en Arabie Saoudite. L’ex-président prépare à distance son procès qui ne semble pas se présenter sous de bons auspices.

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Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez

Zine el-Abidine Ben Ali, son épouse Leïla et deux de leurs enfants, sont toujours réfugiés dans une maison bourgeoise, prêtée par le gouvernement saoudien dans une ville située à 400 kilomètres au sud de Jeddah. L’ancien président tunisien est tenu au silence.

Les autorités saoudiennes ont en effet accepté de l’accueillir et de lui offrir l’asile politique, à une seule condition : qu’il s’abstienne d’accorder des interviews, de parler des affaires tunisiennes sur le territoire saoudien. Or, selon nos informations, on apprend qu’il y a quinze jours, Ben Ali aurait tenté d’adresser un message audio au peuple tunisien, document aussitôt intercepté par les autorités saoudiennes.

Atteint d’un cancer de la prostate, Zine el-Abidine Ben Ali se rend régulièrement à l’hôpital du roi Fayçal à Jeddah, pour y subir des contrôles médicaux. Parfois, c’est un médecin qui se rend à domicile. Depuis l’épisode de son faux coma en février dernier, alors qu’il s’agissait d’une crise d’hypoglycémie, l’ancien président tunisien prépare à distance son procès par contumace lundi prochain.

La situation ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Ses deux avocats franco-libanais, Jean-Yves Le Borgne et Akram Azouri, se heurtent à la législation tunisienne. Non seulement un avocat étranger doit être accompagné d’un confrère tunisien, mais le client doit être présent au procès. De plus, il n’existe aucune convention d’extradition entre l’Arabie Saoudite et la Tunisie.

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