Irak

Regain de violence en Irak à l'approche du départ de l'armée américaine

Des policiers délimitent le site de l’attentat à la bombe à Bassorah, au sud de Bagdad, le 13 juin 2011.
Des policiers délimitent le site de l’attentat à la bombe à Bassorah, au sud de Bagdad, le 13 juin 2011. REUTERS/Atef Hassan
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après une période de relative accalmie, les violences repartent de plus belle en Irak. Les attentats attribués ou revendiqués par des groupes islamistes sont quotidiens dans le centre et le sud du pays. Mardi 14 juin 2011, dans la ville de Baquba au nord de la capitale irakienne, une prise d’otages dans le gouvernorat s’est soldée par la mort de 8 personnes et 33 blessés. Une situation inquiétante alors que le compte à rebours pour le retrait américain est lancé.

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Avec notre correspondante à Bagdad, Fatma Kizilboga

Si une carte des violences était dessinée, elle couperait le pays en deux : dans le nord à majorité sunnite, l’Etat islamique d’Irak, affilié à al-Qaïda, multiplie les attaques spectaculaires, avec prises d’otages dans les bâtiments officiels et bombes humaines.

La nébuleuse a également recours à des procédés moins onéreux, comme les meurtres aux armes silencieuses, ou l’installation de bombes magnétiques placées sous les véhicules des officiels. Objectif : venger la mort de leur chef Oussama ben Laden, mais également déstabiliser le gouvernement chiite, considéré comme illégitime.

Dans le sud du pays, les milices chiites intensifient leurs actions contre les militaires américains qui ont essuyé plus d’une dizaine de pertes en moins d’un mois. Ces groupes, soupçonnés d’être financés par l’Iran, poursuivent leur lutte contre ce qu’ils considèrent toujours être une armée occupante, alors que le rôle des GI’s se limite désormais à la formation des forces de sécurité irakiennes.

Le pays a certes connu des périodes beaucoup plus sanglantes. Mais cette recrudescence des violences, à quelques mois de la fin du retrait américain, inquiète. L’instabilité politique perdure, mettant désormais en péril la reconstruction de l’Irak, plus de 8 ans après la chute du régime de Saddam Hussein.

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