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Israël

Malgré le plein emploi, la colère contre la vie chère continue en Israël

Un enfant israélien lors de la manifestation organisée ce samedi 30 juillet à Tel-Aviv contre la hausse des prix. Des dizaines de milliers israéliens ont rejoint la manifestation pour demander au Premier ministre d'adopter des réformes économiques.
Un enfant israélien lors de la manifestation organisée ce samedi 30 juillet à Tel-Aviv contre la hausse des prix. Des dizaines de milliers israéliens ont rejoint la manifestation pour demander au Premier ministre d'adopter des réformes économiques. REUTERS/Amir Cohen
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement israélien est confronté à une grogne sociale sans précédent. Les manifestants sont de plus en plus nombreux à exiger plus de justice sociale.Entre 100 000 et 150 000 personnes selon les sources ont manifesté dans les cinq plus grandes villes d'Israël ce samedi 30 juillet pour protester contre la cherté de la vie.

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Selon un récent sondage, près d'un Israélien sur trois estime que sa situation économique s'est dégradée au cours des dernières années. Pour les arabes israéliens, la proportion monte à 75%.

Un sentiment d'inégalité

Ils n'ont certainement jamais pensé à une telle explosion de colère de la population

L'analyse d'Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l'université de Tel Aviv

Et pourtant, Israël a peu souffert de la crise mondiale avec une croissance qui se maintient à 4% et un chômage très bas qui se traduit par un quasi plein emploi. Mais pour juguler l'inflation et la hausse des prix de l'immobilier, la banque d’Israël a relevé ses taux d’intérêts, rendant plus difficile l'accès au logement des jeunes ménages. Et le prix du logement a quand même continué de s'envoler : 30% en un an et plus de 60% depuis 2008.

Le sentiment d'inégalité qui prévaut dans la société israélienne est aggravé par une concentration progressive de l'économie dans les mains d'un petit nombre de familles qui détiennent les principaux groupes financiers et industriels du pays. Déjà en 2010, la banque d’Israël soulignait cette tendance dans son rapport annuel au président Shimon Péres. La banque centrale mettait en garde contre le danger d'instabilité financière de la constitution de tel mastodontes.

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