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Finances

Les Bourses mondiales toujours volatiles

Les investisseurs se demandent si le rebond actuel des marchés est simplement technique
Les investisseurs se demandent si le rebond actuel des marchés est simplement technique Reuters/Stefano Rellandini
Texte par : Myriam Berber
4 mn

Les tensions persistent sur les marchés financiers. La prudence reste de mise alors que les bourses sont particulièrement instables. En France, les développements de la crise de la dette ont poussé Nicolas Sarkozy à rentrer à Paris pour tenir une réunion d’urgence à l'Elysée. Aucune décision majeure n’a été prise à son issue.

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Les marchés financiers semblaient pourtant provisoirement rassurés après les annonces, mardi 9 août 2011 au soir, de la Réserve fédérale américaine (Fed). La Banque centrale américaine avait notamment annoncé qu’elle maintenait son taux directeur proche de zéro jusqu'à au moins mi-2013. Mais ce faisant, la Fed reconnait également qu’elle ne s’attend pas au retour d’une croissance solide au cours des deux prochaines années.

Le comité de politique monétaire de la Fed a dressé un bilan de santé de l’économie américaine peu brillant. Les signes de ralentissement se multiplient. La première économie mondiale doit, en effet, faire face à une faible consommation des ménages dont beaucoup sont lourdement endettés. Quant à l’activité économique, elle n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise après deux ans de redémarrage. Le PIB n'a, en effet, progressé que de 1,3% au deuxième trimestre 2011 et le taux de chômage reste très élevé à 9,2%.

Sarkozy rentre à Paris

De quoi plomber le moral des investisseurs qui se demandent si le rebond actuel des marchés est simplement technique, comme c'est souvent le cas après plusieurs séances de fortes baisses ou s'il s'agit d'une vraie reprise. D’autant que la Fed a indiqué qu’elle envisageait de prendre des mesures et de les appliquer le moment venu, sans dire de quoi il s’agissait.

Ces tensions ont, semble-t-il, contraint le président français Nicolas Sarkozy à interrompre ses vacances pour rentrer à Paris. Il a ainsi tenu, mercredi 10 août 2011 à l’Elysée, une réunion de travail en présence notamment du Premier ministre François Fillon, du ministre de l’Economie François Baroin et du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Une réunion au cours de laquelle aucune décision majeure n’a été prise. Le chef de l’Etat a indiqué que la France adoptera, le 24 août, des nouvelles mesures destinées à atteindre ses objectifs en matière de réduction du déficit des comptes publics. Il a également lancé à l’opposition un appel à la responsabilité sur la règle d’or visant à inscrire dans la Constitution la nécessité du retour à l’équilibre des déficits publics.

Divisions politiques des Etats européens

Du côté de la deuxième économie de la zone euro, l’Allemagne, le nouveau ministre de l’Economie Philippe Rösler a lancé l’idée d’un conseil de stabilité, une sorte d’organe extérieur qui serait chargé de gérer les Etats européens les plus en difficulté financière. Cette proposition montre à quel point les Allemands ne sont pas favorables au renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Pour éviter une contagion de la crise de la dette à des pays aussi importants que l'Italie et l'Espagne, Bruxelles, appuyé par plusieurs capitales, appelle à un renforcement des moyens financiers du FESF. Ce fonds, doté de 440 milliards d'euros, mis en place pour prévenir les crises, doit prendre, après sa ratification par les parlements des 17 Etats de la zone euro, la relève de la BCE.

Mais l’Allemagne et les Pays-Bas y sont réticents car ils craignent que le renforcement du FESF ait des conséquences sur la solvabilité des Etats membres qui se portent garants. C’est cette cacophonie des Etats européens qui pèse encore aujourd’hui sur les marchés financiers. Pour beaucoup d'analystes en effet, le problème est avant tout politique.

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