Accéder au contenu principal
Syrie

Obama exige le départ de Bachar el-Assad

Le président Barack Obama a annoncé une série de mesures «dures» contre le régime syrien
Le président Barack Obama a annoncé une série de mesures «dures» contre le régime syrien REUTERS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le président américain Barack Obama a adopté une série de mesures plus dures à l’égard du régime syrien. Il exige la démission de Bachar el-Assad. Immédiatement, les principaux dirigeants européens se sont prononcés et ont soutenu cet appel, alors qu'un rapport de l'ONU paru ce jeudi 18 août évoque des «crimes contre l'humanité».

Publicité

Le président américain Barack Obama exige, ce jeudi 18 août, le départ immédiat de Bachar el-Assad. « Le moment est venu pour Assad de se retirer », a déclaré le chef d’Etat américain.

Dans la foulée, Washington a annoncé des mesures « très dures » à l’encontre du régime de Damas, notamment l’interdiction d’importation de pétrole syrien et le gel des avoirs syriens aux Etats-Unis. Immédiatement, ces mesures ont été suivies d'une déclaration de la porte-parole de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui a également demandé le départ du président syrien.

Puis les dirigeants français, britannique et allemand ont à leur tour appelé Assad à quitter le pouvoir. Sarkozy, Merkel et Cameron se sont eux aussitôt prononcés pour de « nouvelles sanctions fermes » à l’égard du régime. Ils appellent le président syrien à mettre fin à la violence et à libérer les prisonniers.

Ce jeudi 18 août, l’ONU a rendu public un rapport de 12 pages qui répertorie les brutalités du régime et les actes de répression contre la population civile qui pourraient relever de « crimes contre l’humanité ». Ce rapport, qui fait état de « tortures et autres traitements inhumains », appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à « envisager de saisir la Cour pénale internationale sur la situation en Syrie ». 

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

« La Syrie s’est rendue coupable d’actes assimilables à des crimes contre l’humanité. Devant une telle répression menée contre la population civile il doit être envisagé par le Conseil de sécurité de saisir la Cour pénale internationale ». Le rapport diffusé par le Haut Commissariat aux droits de l’homme est implacable.

Il dénonce des attaques généralisées ou systématiques contre les manifestants. Il fait état de torture, de traitement inhumain et dégradant infligés aux civiles et parle d’une apparente volonté de tuer dont font preuve les forces de l’ordre. Le document rédigé par la commission d’enquête internationale mise sur pied aux printemps s’appuie sur les témoignages récoltés de mars à juillet dernier.

La mission de 15 experts n’a pu se rendre en territoire syrien faute de l’aval de Damas. Elle a mené ses investigations depuis les pays voisins. Ses conclusions devaient être présentées au Conseil de sécurité par le Haut Commissaire en personne qui sera de retour lundi 22 août 2011 à Genève où se tiendra une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme. Le Haut Commissaire aux droits de l'homme réclamera l’envoi d’une nouvelle équipe d’enquêteurs en Syrie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.