Turquie / Révolutions arabes / Economie

La Turquie recherche une influence politique et surtout économique dans les pays du « printemps arabe »

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au Caire le 13 septiembre de 2011.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au Caire le 13 septiembre de 2011. © Reuters

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan termine ce vendredi 16 septembre 2011 par la Libye une tournée des révolutions arabes. En Lybie comme en Tunisie et en Egypte, le chef du gouvernement turc veut asseoir l'influence de son pays. Un voyage très politique mais dont l'économie n'aura pas été absente.

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En emmenant avec lui une centaine de chefs d'entreprises turques, Recep Tayyip Erdogan, a clairement affiché la couleur. Il entend conforter la présence économique turque sur la côte nord-africaine. Au Caire, les dirigeants égyptiens et turcs ont dit vouloir porter de 3 à 5 milliards de dollars les échanges commerciaux entre les deux pays.

Les principaux secteurs sur lesquels pourrai se porter le nouvel investissement turc, sont le transport, le tourisme et l'énergie. Les entrepreneurs turcs connaissent bien le marché égyptien. Ils y ont déjà installé 200 entreprises qui emploient environ 40 000 personnes. En Tunisie, l'implantation turque n'est pas comparable. Seulement une dizaine d'opérateurs turcs y sont installés et les investissements minimes se résument en quelques millions d'euros.

C'est malgré tout une entreprise turque qui gère l'aéroport international d'Enfidha Hammamet après l'avoir construit pour un montant de 550 millions d'euros. En Lybie, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan aura à cœur comme en Egypte et en Tunisie, d'ouvrir des portes aux chefs d'entreprises qui l'accompagnent. Pendant le régime Kadhafi, 75 entreprises turques s'étaient installées dans le pays, surtout dans le secteur des travaux publics. Elles espèrent bien sûr participer à la reconstruction de la Libye.

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