SYRIE

Rassemblée à Istanbul, l’opposition syrienne forme le CNS (Conseil national syrien)

Burhan Ghalioune, un universitaire basé à Paris, lit le manifeste fondateur du Conseil devant des journalistes qualifiant cette annonce d'« historique », à Istanbul, le 2 octobre 2011.
Burhan Ghalioune, un universitaire basé à Paris, lit le manifeste fondateur du Conseil devant des journalistes qualifiant cette annonce d'« historique », à Istanbul, le 2 octobre 2011. Reuters/Stringer

Elle a mis du temps à s'entendre et à se mettre d'accord. Finalement, l'opposition syrienne s'organise. Elle a formé le Conseil national syrien (CNS), un front commun qui réunit tous les courants politiques opposés au pouvoir en place en Syrie, celui du président Bachar el-Assad. Une décision de poids dans le combat qu'elle mène depuis 6 mois et demi pour renverser le chef de l'Etat. L'annonce a été faite ce dimanche 2 octobre à Istanbul, en Turquie.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Il y a bien cette fois-ci une opposition syrienne unie et indivisible, comme le souligne Burhan Ghalioune, ancien président du Conseil sous sa forme provisoire et qui fait partie de la présidence collégiale du Conseil national syrien (CNS) : « Il n’y a pas de division entre islamistes et laïcs, ni entre exilés et locaux, par exemple ».

Il reconnaît que cela n’a pas été facile d’en arriver là. Il aura fallu, en effet, quatre mois de négociations pour rassembler tout le monde mais tout le monde est là aujourd’hui.

Le Conseil compte 190 membres. Ce nombre pourra être augmenté jusqu’à 220 ou 230 pour intégrer les éventuels absents. « C’est exaltant et une grande responsabilité », dit-il encore, précisant que la première mission du Conseil national syrien sera de rencontrer les chefs de gouvernements étrangers pour voir avec eux comment aider au départ de Bachar el-Assad et arrêter le bain de sang.

Le Conseil se donne pour mission première d’entendre ce qui vient de la rue…

Basma Kadmani

Autre membre de la direction du CNS, Madame Basma Kadmani. Elle a évoqué la nécessité d’une intervention étrangère, y compris militaire. « Tout est envisagé », dit-elle, se référant ouvertement à l’exemple libyen, mais dans le cadre de la légalité internationale et d’une résolution de l’ONU. Et uniquement à la demande expresse de cette opposition portée aujourd’hui sur les fonts baptismaux.

 

Il y a urgence, une urgence qui a permis à l’opposition de s’unir et qui fait tomber même ce tabou de l’intervention étrangère.

 

 

 

 

 

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