LIGUE ARABE / SYRIE

La Ligue arabe suspend la Syrie et évoque des sanctions contre Damas

Des réfugiés syriens au Nord-Liban crient déjà victoire en apprenant la décision de la Ligue arabe, le 12 novembre 2012.
Des réfugiés syriens au Nord-Liban crient déjà victoire en apprenant la décision de la Ligue arabe, le 12 novembre 2012. Reuters / Omar Ibrahim
Texte par : RFI Suivre
6 mn

La Ligue arabe a suspendu l'adhésion de la Syrie de toutes ses réunions et instances ce samedi 12 novembre et l’a même menacée de sanctions jusqu'à l'application dans sa totalité du plan arabe de sortie de crise. Le président américain Barack Obama et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton ont salué cette initiative.

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Nous appelons la communauté internationale au retrait des ambassadeurs de Damas.

Randa Kassis, membre du Conseil national syrien et porte-parole de la Coalition des forces laïques et démocratiques

C’est du sans précédent : la Ligue arabe non seulement adopte des sanctions mais, de plus, soutient activement l’opposition. Pour les sanctions, la Ligue suspend la Syrie à moins que Damas ne se plie immédiatement à l’arrêt de toute violence contre les civils. La Ligue est allée jusqu'à appeler les pays arabes à retirer leurs ambassadeurs de Syrie.

Il y a aussi des sanctions économiques mais qui n’ont pas encore été définies. La Ligue s’est aussi engagée à réunir à son siège au Caire tous les courants de l’opposition syrienne pour chercher à les unifier en vue d’éventuelles négociations et non plus d’un éventuel dialogue avec les autorités syriennes.

De plus, elle a appelé l’armée syrienne à cesser les actes de violence contre les civils et lui a demandé de les défendre ; en d’autres termes, à ne pas obéir au régime de Damas.

Enfin, la Ligue a indiqué qu’elle contactera l’ONU pour examiner les moyens d’arrêter le bain de sang.

Les réactions ne se sont pas fait attendre devant l'ambassade syrienne à Amman, en Jordanie. Une cinquantaine de Syriens, exilés depuis plus ou moins longtemps, se sont rassemblés devant le bâtiment diplomatique pour réclamer le départ de Bachar el-Assad.

On attend ça depuis neuf mois. Enfin les pays arabes ont pris la bonne décision en se tenant du côté du peuple syrien. La Ligue arabe n'est pas très puissante, mais c'est un premier pas. Maintenant, c'est au tour des Nations unies, au tour des Occidentaux de prendre une décision.

Manifestation de joie devant l'ambassade de Syrie à Amman

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