Irak

En Irak, le gouvernement veut encourager les projets innovants

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki (g), le jour de l'ouverture de la Foire internationale de Bagdad, le 1er novembre 2011.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki (g), le jour de l'ouverture de la Foire internationale de Bagdad, le 1er novembre 2011. REUTERS/Mahmoud Raouf Mahmoud
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La conférence Rendre l’impossible, possible, s’est tenue samedi 12 novembre à Bagdad à l’initiative du gouvernement irakien. Son objectif était de donner la parole à des créateurs et à des activistes engagés dans des projets ambitieux. Au sein d’un pays détruit par des années de guerre et d’embargo, les initiatives originales sont les bienvenues.

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Avec notre correspondante à Bagdad, Fatma Kizilboga

« Le gouvernement a besoin d’épauler ces personnes afin de leur donner la possibilité d’exprimer leur créativité ». Le porte-parole du gouvernement irakien Ali Dabbagh ne cache pas sa satisfaction. Celle de démontrer que l’Irak regorge de ressources humaines prêtes à contribuer au développement du pays.

Besoin d'espoir

Un potentiel que souhaite promouvoir Yahya al-Abdeli, l’organisateur de la conférence. Après 40 ans d’exil, cet Irakien affiche aujourd’hui une forme d’admiration envers ses compatriotes : « J’ai vu beaucoup d’entre eux créer de très belles choses en partant de rien. Il y a du talent, et de jeunes personnes qui ont faim de tout. Elles ont juste besoin d’espoir ».

De l’espoir, Azzam Alwash en possède à revendre. Cet activiste écolo lutte pour la sauvegarde des marais situés au sud de l’Irak et considérés comme les jardins d’Eden décrits dans la Bible. Selon lui, la région est condamnée à la sécheresse si une modernisation de l’agriculture ne s’impose pas immédiatement.

« Les agriculteur irakiens se servent de l’eau qui vient de Syrie pour irriguer leurs terres. Et à cette allure, ces exploitations risquent d’être asséchées par le sel, réduisant à néant l’agriculture sur les terres où elle est née ». Comme Azzam, ils étaient samedi une vingtaine de scientifiques et d’artistes à exposer leurs projets ainsi que leur rêve d’un Irak meilleur.

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