Palestine

Fatah et Hamas se rencontrent pour relancer la réconciliation

Le président palestinien, Mahmoud Abbas (G), à la tête du Fatah, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal (D), lors d'une cérémonie de réconciliation au Caire, le 4 mai 2011.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas (G), à la tête du Fatah, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal (D), lors d'une cérémonie de réconciliation au Caire, le 4 mai 2011. Reuters/Hamas/Handout
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Une nouvelle poignée de main entre Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal doit avoir lieu ce jeudi 24 novembre au Caire, en Egypte. Le président palestinien et le chef du bureau politique du Hamas disent vouloir relancer l’accord de réconciliation lancé en fanfare au mois de mai dernier et qui était censé mettre fin à quatre ans de division. Cet accord n’a jamais été appliqué.

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Avec notre envoyé spécial à Gaza,

Depuis six mois, la réconciliation palestinienne bloque sur le choix du Premier ministre du nouveau gouvernement que les deux factions se sont engagées à former. Pour Salah Bardawil, l’un des porte-parole du Hamas à Gaza, il n’est pas question que Salam Fayyad, l’actuel Premier ministre, conserve son poste : « Ce que nous craignons c’est que Mahmoud Abbas s’obstine à demander le maintien de Salam Fayyad. L’expérience nous a montré que son nom pouvait ressortir alors même qu’on croyait la question réglée. »

La confiance est encore loin, et d’autres nuages planent sur la réconciliation : « Nous prenons les menaces américaines et israéliennes très au sérieux, reconnaît Mohammed Al Nahal, un des dirigeants du Fatah encore présent dans la bande de Gaza. Mais il faut cette réconciliation, car les seuls qui profitent de la division ce sont les Israéliens. Eux, ils veulent que la situation reste la même. Donc nous devons travailler à cette réconciliation. Même si elle a un prix. »

De son côté, Israël a déjà prévenu qu’il ne reconnaîtrait pas un gouvernement palestinien auquel participerait le Hamas.

Je ne crois pas qu'il y aura de réconciliation, il y a trop de pression des Etats-Unis et de la communauté internationale pour empêcher Mahmoud Abbas de se rapprocher du Hamas. Ici, à Gaza, les gens ont peur de subir les conséquences d'une réconciliation, peur d'un nouveau blocus.

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