Proche-Orient

Pour l'ONU, la liberté d'expression est brimée tant en Israël que dans les Territoires occupés

Des heurts opposent des manifestants palestiniens et israéliens de gauche à la police israélienne, près d'une colonie de peuplement de Cisjordanie, le 16 décembre 2011.
Des heurts opposent des manifestants palestiniens et israéliens de gauche à la police israélienne, près d'une colonie de peuplement de Cisjordanie, le 16 décembre 2011. REUTERS/Darren Whiteside

Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à la liberté d’opinion et d’expression achève sa première visite au Proche-Orient. Franck La Rue s’est rendu en Israël du 12 au 17 décembre après les Territoires palestiniens où il était du 6 au 11 décembre. Il a conclu sa tournée à Jérusalem ce dimanche par une conférence de presse au cours de laquelle il a fait état des multiples dysfonctionnements relevés.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

Le rapporteur spécial de l’ONU adresse des recommandations à Israël, à l’Autorité palestinienne et au Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Le droit de manifester doit être garanti.

La remarque s’adresse à Israël, régulièrement accusée de faire un usage disproportionné de la force face à des manifestations palestiniennes en Cisjordanie. Elle s’adresse également au Hamas, qui n’hésite pas à interdire ou à disperser brutalement des rassemblements qui lui déplaisent.

Concernant la liberté de la presse, le rapporteur spécial Franck La Rue se dit préoccupé par l’existence d’une censure officielle en Israël rappelant qu’un tel organe ne devrait exister dans aucun pays. Dans son rapport, l’émissaire des Nations unies note également que des médias considérés comme étant proches du Hamas ont été interdits en Cisjordanie et qu’à l’inverse des médias réputés proches du Fatah ont été réduits au silence à Gaza.

A l’issue de sa mission, le rapporteur spécial s’inquiète également d’une série de lois menaçant la liberté d’expression en Israël. L’une d’entre elle, votée cette année, permet à l’Etat de réduire ses subventions à toute organisation qui commémorerait la Nakba, c'est-à-dire l’exil forcé de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création d’Israël.

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