Bahreïn

Au Bahreïn, l'opposition accuse la police de prêter main-forte à des attaques contre des chiites

Au Bahreïn, les chiites ont tenté ces dernières semaines de relancer la contestation contre la dynastie sunnite lancée en février 2011, à Sitra le 1er janvier 2012.
Au Bahreïn, les chiites ont tenté ces dernières semaines de relancer la contestation contre la dynastie sunnite lancée en février 2011, à Sitra le 1er janvier 2012. REUTERS/Hamad I Mohammed

La tension persiste au Bahreïn entre le pouvoir sunnite et l'opposition chiite. Les opposants accusent la police d'avoir encadré des civils armés pour attaquer, le vendredi 6 janvier 2012, un village chiite à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, Manama. Des accusations rejetées par le ministère de l'Intérieur.

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L'attaque du village chiite de Dar Koulaib serait le troisième incident du genre en une semaine. La police aurait laissé faire des civils armés de bâtons et de cocktails molotov, selon l'opposition. Celle-ci accuse aussi les forces de l'ordre de la monarchie sunnite d'avoir tabassé une figure des droits de l'homme du Bahreïn, Nabil Rajab, attaqué hier dans la capitale. Il était venu exprimer sa solidarité avec les opposants en prison. Plusieurs centaines d'entre eux devraient bénéficier de l'abandon des charges touchant à la « liberté d'opinion et d'expression ».

Une recommandation de la commission d'enquête indépendante qui a dénoncé le 23 novembre dernier un « usage excessif et injustifié de la force » dans la répression du mouvement de contestation en mars 2011. La commission a recensé 35 morts dont cinq policiers, mais aussi des cas de torture dans les prisons.

Les autorités de Bahreïn ont promis une « tolérance zéro » au chapitre des violations des droits de l'homme. Elles ont aussi annoncé la révision du procès des médecins lourdement condamnés pour avoir soigné des opposants.

Avec cette commission, qui a soigneusement évité le terrain politique, Manama entendait redorer son image internationale mais certainement pas avancer vers la monarchie constitutionnelle comme le demande l'opposition.

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