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Egypte

Les blessés de la révolution égyptienne de retour sur la place Tahrir

Manifestation sur la place Tahrir, le 25 janvier 2011.
Manifestation sur la place Tahrir, le 25 janvier 2011. REUTERS/Suhaib Salem
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’Egypte commémore, ce mercredi 25 janvier 2012, le premier anniversaire du début de la révolution qui a entraîné la chute du président Moubarak. Depuis, c’est le Conseil supérieur des forces armées qui dirige le pays. Les premières élections parlementaires se sont déroulées entre novembre et janvier et le nouveau Parlement s’est réuni pour la première fois, le lundi 23 janvier 2012. Le Conseil militaire a annoncé hier la levée de la loi sur l’état d’urgence et des célébrations pour fêter la révolution aujourd’hui. Mais pour de nombreux Egyptiens venus manifester sur la place, le temps n’est pas à la fête. Les blessés de la révolution se sentent abandonnés par l’Etat qui ne leur a toujours pas octroyé les réparations qu’il avait pourtant promis.

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Avec notre envoyée spéciale au Caire

La foule est déjà dense sur la place Tahrir. Au centre, des tentes sont installées depuis un mois et demi, depuis les incidents de novembre qui ont fait plus de 30 morts. A l’origine de ces incidents, des blessés qui campaient sur la place et que la police a violemment délogés. Dans l’une des tentes, une exposition avec dessins, photos et commentaires explique ces attaques dans le détail.

Mahmoud Sobhi vient de Mahalla dans le delta du Nil, il a quitté son travail, et campe sur la place depuis fin novembre pour se consacrer entièrement à la suite de la révolution. « On présente cette exposition pour montrer les violences policières, parce que les médias sont encore partiaux et ne disent pas toute la vérité. On veut montrer aux gens la réalité de ces violences sur les manifestants ».

Ibrahim Abdelal, lui, a été blessé au début de la révolution en janvier 2011, puis en novembre, il a été battu à nouveau à la tête et a perdu l’usage de son œil droit. « Nous sommes ici pour demander nos droits, ils ont rayé nos noms des listes de ceux qui avaient droit à réparation, on ne comprend pas pourquoi, donc nous sommes venus réclamer nos droits. Personne ne bougera d’ici sans les avoir obtenus ».

Le Conseil supérieur des forces armées avait promis des réparations aux familles des victimes de la révolution, ainsi qu’aux milliers de blessés, des aides pour leur fournir un travail et des soins gratuits. Mais sur les milliers de cas, seuls quelques uns ont reçu des réponses.

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