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Yémen

Lendemain d’élection présidentielle au Yémen

Le décompte des votes pour la présidentielle se poursuit au Yémen.
Le décompte des votes pour la présidentielle se poursuit au Yémen. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Yémen, près de 12 millions de citoyens étaient appelés aux urnes, le mardi 21 février 2012, pour élire leur nouveau président après le départ du pouvoir d’Ali Abdallah Saleh. Des élections avec un seul candidat en lice, l’actuel vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi. Relativement peu agité au nord du pays, le scrutin a été perturbé dans le sud où au moins quatre personnes ont été tuées dans des violences.

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Avec notre correspondante à Sanaa, Charlotte Velut

Le Yémen était scindé en deux mardi. Au nord, ambiance calme et même festive dans certains quartiers de la capitale. Dans le vieux Sanaa, musique et danse accueillaient les citoyens qui se rendaient aux urnes.

Dans le sud du pays, l’aile dure du mouvement indépendantiste sudiste a remporté une demi victoire puisqu’elle a réussi à faire fermer la moitié des bureaux de vote d’Aden, la deuxième ville du pays. Ainsi les séparatistes montrent leur présence et parviennent à attirer l’attention sur leur demande : l’indépendance du Yémen du Sud perdue depuis 1990.

Dans les prochains jours, le taux de participation à l’élection devrait être connu. Il donnera une idée du soutien populaire dont dispose Abed Rabbo Mansour Hadi, le futur président yéménite.

A quoi s’attendent les Yéménites maintenant ?

Ecriture d’une nouvelle Constitution, création d’emploi, amélioration de l’éducation, éradication de la corruption, les tâches qui attendent Abed Rabbo Mansour Hadi sont nombreuses. Ces élections les Yéménites les voient comme « l’entrée dans un nouveau Yémen ».

Du nouveau avec de l’ancien, car si Ali Abdallah Saleh passe son titre de président à Hadi on ne peut pas encore parler de fin de l’ère Saleh. Dans son derniers discours à la nation yéménite, il a expliqué qu’il restait à la tête du parti du Congrès général du peuple.

Par ailleurs, son fils et trois de ses neveux conservent des postes clés de l’armée : garde républicaine et présidentielle, unité antiterroriste, service de renseignement. De plus de la moitié des ministères du gouvernement de transition sont entre les mains d’anciens membres du régime. Tout comme le pays, Abed Rabbo Mansour Hadi, le successeur de Saleh a passé ses quinze dernières années à ses côtés, occupant le poste de vice-président.

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