Yémen

Ali Abdallah Saleh quitte officiellement le pouvoir au Yémen

Sanaa, 27 février 2012. L' ex-président Ali Abdallah Saleh (1er rang, à g.) a remis le drapeau yéménite au nouveau chef de l'État yéménite (à dr.), élu le 21 février dernier.
Sanaa, 27 février 2012. L' ex-président Ali Abdallah Saleh (1er rang, à g.) a remis le drapeau yéménite au nouveau chef de l'État yéménite (à dr.), élu le 21 février dernier. © Reuters/Khaled Abdullah

Ali Abdallah Saleh a officiellement transmis ses pouvoirs à son vice-président, Abed Rabbo Mansour Hadi, ce lundi 27 février 2012, devenant ainsi le quatrième chef d’Etat du monde arabe emporté par une révolte. Cette passation de pouvoir s’effectue en vertu de l’accord du plan du Golfe signé par Saleh en novembre dernier, qui impliquait un transfert du pouvoir dans les trois mois après l'élection présidentielle.

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Avec notre correspondante à Sanaa, Charlotte Velut

Ali Abdallah Saleh remet une bannière rouge blanche et noire, les couleurs du drapeau du Yémen à Abed Rabbo Mansour Hadi. Il vient de céder son pouvoir de président. 

Cette étape clé de l’accord du Golfe franchie, place à présent au dialogue national. Le grand défi du nouveau chef de l'État yéménite consiste à définir au plus vite la taille et la composition du groupe qui animera le dialogue mais aussi à définir les axes de discussions.

Parmi les autres tâches qui attendent Abed Rabbo Mansour Hadi, il y a aussi la relève de l’économie, la restructuration de l’armée ou encore le lancement de la rédaction d’une nouvelle Constitution.

Pour cela, il dispose d’un gouvernement divisé à parts égales entre les partis de l’opposition et le parti au pouvoir. Le nouveau président est membre du Congrès général du peuple, parti créé et toujours dirigé par Ali Abdallah Saleh.

Au chapitre des inchangés, on peut également mentionner le Parlement dont la composition reste exactement la même que sous Saleh, avec une majorité acquise à son parti.

Abed Rabbo Mansour Hadi a été élu à la tête du Yémen avec plus de 99% des voix, le 21 février dernier. Selon le plan mis au point par les monarchies du Golfe, la démission du président Ali Abdallah Saleh devait intervenir dans un délai de trois mois après la présidentielle

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