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Syrie

Syrie: le cycle manifestations-répression se poursuit

Manifestation ce vendredi 6 avril près de la ville d'Idleb.
Manifestation ce vendredi 6 avril près de la ville d'Idleb. REUTERS/Raad Al Fares/Shaam News Network/Handout
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Le déploiement massif des forces de l'ordre ne change rien à la mobilisation des Syriens : des dizaines de milliers de manifestants sont encore descendus dans les rues, un peu partout dans le pays, pour demander le départ de Bachar el-Assad et réclamer des armes pour les déserteurs luttant contre le régime. Malgré la promesse du régime de cesser ses opérations militaires avant le 10 avril, les violences continuent, avec au moins 35 morts ce vendredi selon l'opposition. 

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Que ce soit à Douma, dans la banlieue de Damas, à Rastan, Hama ou encore à Idleb, les autorités n'ont pas hésité à tirer sur des manifestants et à mener leur offensive contre les rebelles. A Mouadamiyé dans la province de la capitale Damas et à Hama, des tireurs embusqués ont été déployés sur les immeubles. Dans la ville côtière de Banias, les agents de sécurité ont tenté d'empêcher les manifestations en encerclant toutes les mosquées. A Dmeir, à 40km au nord de Damas, de violents combats ont opposé déserteurs et forces du régime qui ont pris d'assaut la ville. Au moins un soldat aurait été tué.

A Homs, la ville martyr, des bombardements auraient tué au moins dix personnes, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Dans la même province, plusieurs femmes auraient péri sous les balles de miliciens pro-régime, selon les Comités locaux de coordination.

A Homs, au moment où je vous parle, 14 personnes ont été tuées rien que pour cette journée. Donc rien n'a changé, les chars continuent de cibler et de tirer sur des civils. Cette trève humanitaire de deux heures pour permettre de tuer pendant 22 heures n'est pas acceptable. (…) On ne veut plus de déclarations, on ne veut plus de mots, on ne veut plus de promesses, on veut des actions concrètes sur le terrain.

Sami Ibrahim

Sami Ibrahim, du Réseau syrien des droits de l'homme, estime par ailleurs que les promesses du régime syrien ne valent que sur le papier, pas sur le terrain. Il se dit déçu de la déclaration adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU et ne croit pas à l'ultimatum fixé au 10 avril.

Damas exige un « engagement écrit » de l'opposition

Damas, de son côté, dénonce une augmentation des « actes terroristes ». Le régime réclame un « engagement écrit » de l'opposition pour que celle-ci ne profite pas d'un retrait des troupes pour gagner du terrain.

Personne n'est persuadé que cette initiative de Kofi Annan va régler le problème ; on n'a pas beaucoup espoir...

Monzer Makhous

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