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Iran

Nucléaire iranien : les discussions entre Téhéran et les grandes puissances, jugées comme une première étape «positive»

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une cérémonie d'inauguration des nouveaux projets nucléaires iraniens, à Téhéran, le 15 février 2012.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une cérémonie d'inauguration des nouveaux projets nucléaires iraniens, à Téhéran, le 15 février 2012. Reuters / President.ir
Texte par : RFI Suivre
5 mn

La reprise des négociations entre Téhéran et les grandes puissances sur le nucléaire iranien, à Istanbul en Turquie, est jugée comme une première étape positive. La prochaine étape aura lieu le 23 mai à Bagdad, en Irak. 

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

L'Iran et les six grandes puissances ont convenu le 14 avril à Istanbul de rouvrir des discussions en profondeur sur le programme nucléaire iranien, lors d’une réunion qui se tiendra à Badgad le 23 mai prochain.

Après quinze mois sans dialogue, c’est donc une bonne nouvelle qui éloigne le spectre d’une intervention militaire ou de frappes ciblées contre l’Iran, comme en menace Israël. Et c’est à Bagdad que les deux parties devraient rentrer dans le vif du sujet. Serait-ce l’effet des sanctions et mesures d’embargo effectives et à venir, et/ou la menace d’une intervention militaire contre Téhéran qui ont fait changer l’attitude iranienne ?

Toujours est-il que cette fois, et contrairement à ce qui s’était passé ici-même à Istanbul en janvier de l’an dernier, les Iraniens ne se sont pas présentés à cette rencontre avec les pré-conditions qui avaient fait capoter les tentatives précédentes, à savoir la levée des sanctions qui frappent l’Iran et le droit pour ce pays d’enrichir son uranium.

En fait, aucun des sujets de fond n’a été abordé, car ce n’était pas le but de cette rencontre, a souligné la responsable de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Il s’agissait en effet simplement de savoir à ce stade si les Iraniens étaient sérieux dans leur volonté d’engager un processus de dialogue sur le long terme.

Comme ce fut le cas, les discussions pourront se poursuivre selon une approche « pas à pas »’ et le principe de « réciprocité » , ce qui laisse sous-entendre que si Téhéran convainc de sa bonne foi, les sanctions pourront être allégées voire levées.

Ont été définis un calendrier et un cadre de discussion, celui du respect du traité de non-prolifération nucléaire mais aussi du droit pour l’Iran de mener un programme nucléaire civil et pacifique.

Pour la France, les discussions à venir seront importantes et l'Iran doit faire des gestes urgents et concrets pour établir la confiance.

Nucléaire iranien : les Etats-Unis prudemment optimistes

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Ben Rhodes, le conseiller de sécurité nationale du président Obama a qualifié les pourparlers de « première étape positive ». Il a estimé que tant du côté iranien que de celui du groupe de contact, les discussions sur le nucléaire avaient été abordées avec une «attitude positive ».

Il a aussi vu dans l’acceptation par Téhéran de participer à une nouvelle rencontre le 23 mai à Bagdad un autres signe encourageant. Mais ce que veulent les Etats-Unis ce sont des mesures concrètes prouvant que le programme nucléaire n’a pas de visée militaire.

Les républicains reprochent à Barack Obama d’être trop indulgent à l’égard de l’Iran. Les membres de son administration soulignent que les Etats-Unis ne réduiront pas leurs sanctions aussi longtemps que les Iraniens n’auront pas stoppé l’enrichissement de leur uranium. Ils notent que si Téhéran a accepté de négocier, c’est précisément par ce qu’il ressent les effets de sanctions en place.

Si l'Iran a accepté de continuer le dialogue, il a en revanche refusé l’offre que lui a faite le négociateur américain, Wendy Sherman, d’avoir des conversations bilatérales avec les Etats-Unis.

La dernière rencontre directe entre Américains et Iraniens avait eu lieu à Genève en 2009 et avait été sans lendemain.

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