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SYRIE/ ONU

Syrie: la mission de l'ONU se heurte au manque de coopération du régime

Les observateurs de l'ONU à Damas le 18 avril 2012.
Les observateurs de l'ONU à Damas le 18 avril 2012. AFP PHOTO / LOUAI BESHARA
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au troisième jour de la mise en place du cessez-le-feu, les combats continuent en Syrie. Seules quelques courtes trêves sont respectées et les violences se sont poursuivies dans les villes de Homs, Hama, Idlib et Deraa où quinze civils ont été tués ce mardi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Des doutes commencent à poindre sur la réelle efficacité de la mission des observateurs de l'ONU arrivés dimanche à Damas pour surveiller l'application du cessez-le feu et préparer l'arrivée des 250 autres observateurs.

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« C'est une mission difficile, qui nécessite une coordination et une planification », selon les mots du colonel Ahmed Himmiche, le chef des observateurs. Mais depuis trois jours, force est de constater que ni l'une ni l'autre ne sont de mise.

Ce mardi, aucun accord n'a pu être trouvé avec le gouvernement syrien pour permettre à l'équipe onusienne de circuler dans tout le pays. Si ce n'est pas le cas d'ici la fin de la semaine, a indiqué un diplomate, « nous ne passerons pas à l'étape suivante », c'est-à-dire autoriser la mission complète à se déployer.

Mardi, si des observateurs ont pu se rendre à Deraa, le berceau de la contestation, ce n'est qu'accompagnés d'une solide escorte. Or, comme l'affirme Human Rights Watch, à terme, les observateurs doivent pouvoir circuler dans tout le pays sans avertir à l'avance les autorités, ce qui serait déjà un début pour garantir la sécurité des témoins qui leur parlent.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, compte utiliser des avions et des hélicoptères prêtés par l'Union européenne pour les déplacements de la mission.  Réaction de la Syrie : nous mettrons à disposition nos propres hélicoptères.

Ban Ki-moon a aussi indiqué mardi que les 250 observateurs prévus ne seraient pas suffisants pour couvrir tout le pays. « Rien ne justifie un renforcement des effectifs », a rétorqué Damas. C'est ce qu'on appelle un dialogue de sourds.

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