Israël

Israël: Benyamin Netanyahu reçoit le soutien de Kadima et évite des élections

Benyamin Netanyahu
Benyamin Netanyahu ©Reuters.

Le Parlement israélien devait voter sa dissolution en ce début de semaine et le pays s’acheminer vers des élections législatives anticipées début septembre. Mais il n’en sera rien, suite à un spectaculaire coup de théâtre politique intervenu en pleine nuit : le principal parti d’opposition, Kadima, rejoint la coalition de droite du Premier ministre Benyamin Netanyahu.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

En termes d’arithmétique politique, c’est un ralliement massif. Les 28 députés du parti centriste Kadima rejoignent une coalition qui comptait déjà une soixantaine de membres. La nouvelle coalition dispose donc d’une majorité écrasante avec 94 députés sur un total de 120 à la Knesset.

Le premier acteur de ce coup de théâtre est Shaul Mofaz, le tout nouveau chef du parti centriste Kadima, élu à la tête du parti fin mars, en remplacement de Tzipi Livni.

Tzipi Livni avait toujours refusé de se joindre à la coalition. Shaul Mofaz vient de franchir le Rubicon cette nuit. Il faut dire aussi qu’en cas d’élections anticipées, les sondages lui prédisaient l’effondrement de son parti.

L’autre artisan de ce rapprochement politique, c’est Benyamin Netanyahu, le Premier ministre qui dispose désormais d’une coalition hégémonique pour affronter les défis qui se présentent à son pays et qui devrait aller jusqu’au bout de son mandat à l’automne 2013.

Les échéances qui attendent la nouvelle coalition

Le premier dossier chaud est celui du service militaire pour les juifs ultra-orthodoxes. La loi qui leur permettait d’échapper à l’uniforme a été jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême cette année. Il faut donc trouver un nouveau système.

Autre sujet brûlant : celui du budget 2013. Et puis il y a aussi les affaires régionales, le bras de fer nucléaire avec l’Iran et le processus de paix avec les Palestiniens, que Barack Obama voudra probablement relancer s’il est réélu en novembre aux Etats-Unis. L’accord de coalition prévoit des gestes pour tenter de renouer le dialogue avec les Palestiniens.

Face à tous ces défis, Benyamin Netanyahu peut se targuer ce mardi 8 mai de diriger une coalition très large. L’opposition israélienne, tout au moins ce qu’il en reste, n’a pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu'elle considère comme un hold-up politique.

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