Bahreïn

Au Bahreïn, l'opposition chiite défile contre le projet d'union voulu par l'Arabie saoudite

Des milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Manama, la capitale de Bahreïn, pour montrer leur opposition au projet d'union saudo-bahreïnien.
Des milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Manama, la capitale de Bahreïn, pour montrer leur opposition au projet d'union saudo-bahreïnien. REUTERS/Stringer

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi 18 mai 2012 à Bahreïn à l'appel de l'opposition pour contester un projet d'union saoudo-bahreïnienne, dénoncé par le chef spirituel chiite, l'ayatollah Issa Qassem, qui réclame un référendum à ce sujet. Les six monarchies du Conseil de coopération du Golfe ont décidé lundi au terme d'un sommet à Riyad de poursuivre l'étude d'un projet d'union, pressenti pour regrouper dans un premier temps l'Arabie saoudite et Bahreïn.

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Avec notre correspondante à Bahreïn, Clarence Rodriguez

L’opposition chiite à Bahreïn soutenue par l’Iran a appelé à manifester pacifiquement dans tout le royaume. Des milliers de protestataires sont descendus dans la rue, ils ont scandé des slogans hostiles au projet d’union, « non à l’union », « Bahreïn n’est pas à vendre » ou « bouclier de la péninsules dehors ».

La tension est donc montée d’un cran entre les pays du Golfe et l’Iran depuis le sommet de lundi dernier à Riyad. Les autorités iraniennes protestent en effet contre le projet d’union politique, économique et militaire, envisagé entre l’Arabie saoudite et Bahreïn. Le roi saoudien Abdallah, qui en est l’instigateur, redoute surtout le phénomène de contagion sur sa population chiite, installée dans la province orientale.

Se sentant menacée, l’Arabie saoudite veut empêcher par tous les moyens l’influence de Téhéran sur la population majoritairement chiite à Bahreïn. En début de semaine, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, avait pourtant averti les Iraniens de ne surtout pas s’immiscer dans leur relation avec les Bahreïniens. Force est de constater que l’Iran fait fi de cette mise en garde et considère que ce projet d’union pourrait aggraver la crise à Bahreïn. De son côté, le Bahreïn dénonce une flagrante ingérence de Téhéran dans leurs affaires internes.

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