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TERRITOIRES PALESTINIENS / FRANCE

A Paris, le président palestinien se dit prêt à se contenter du statut d'Etat non membre à l'ONU

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef d'Etat français François Hollande à Paris, le 8 juin 2012.
Le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef d'Etat français François Hollande à Paris, le 8 juin 2012. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En visite à Paris, Mahmoud Abbas a rencontré François Hollande ce vendredi après-midi, 8 juin, lors d'une conférence de presse commune avec le président français. L'occasion pour les deux hommes de marquer la continuité des relations entre la France et l'Autorité palestinienne. Lors de cette visite, Mahmoud Abbas a annoncé être prêt à se contenter du statut d'Etat non membre à l'ONU en cas d'échec de la reprise des négociations avec Israël.

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Ce n'est pas la première fois que les deux hommes se rencontrent. François Hollande a pris le soin de le rappeler : lui et Mahmoud Abbas discutaient déjà du temps où il était simple premier secrétaire du Parti socialiste (PS). Aujourd'hui président de la République, il a tenu à placer ses pas dans ceux de ses prédécesseurs : « J’ai surtout en mémoire les paroles fortes qui avaient pu être prononcées par François Mitterrand, nouveau président de la République, à la Knesset [le Parlement israélien], et aujourd’hui, nous devons tout faire pour faciliter la reconnaissance de l’Etat palestinien à travers un processus de négociation. Ce qu’attendent les Palestiniens ne sont pas des proclamations, c’est qu’il puisse y avoir la reconnaissance pleine et entière de l’Etat palestinien. »

Nous irons devant l'Assemblée générale de l'ONU...

Mahmoud Abbas

Une manière de ne pas répondre directement aux appels du pied du chef de l'Autorité palestinienne qui envisage de plus en plus sérieusement d'aller chercher devant l'Assemblée générale de l'ONU, cette fois, le statut d'Etat non membre. Mais les deux hommes le savent : il n'y aura pas de solution au conflit israélo-palestinien dans une région instable. « Tout ce qui déstabilise la région est mauvais pour le retour vers la paix. Donc nous souhaitons l’un et l’autre que, aussi bien pour la Syrie que pour l’Iran, tout soit fait pour que nous trouvions des solutions politiques », a déclaré François Hollande.

Après une conférence cordiale sans être particulièrement chaleureuse, François Hollande a répondu à l'invitation lancée plus tôt par Mahmoud Abbas. Oui, il se rendra bien en Palestine et en Israël, sans toutefois en préciser la date.
 

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