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Egypte

Après la victoire de Morsi, de nombreuses femmes égyptiennes craignent le recul de leurs droits

Trois femmes égyptiennes, supportrices d'Ahmed Chafik, l'ancien adversaire de l'islamiste Mohamed Morsi à la présidentielle.
Trois femmes égyptiennes, supportrices d'Ahmed Chafik, l'ancien adversaire de l'islamiste Mohamed Morsi à la présidentielle. Reuters/Amr Abdallah Dalsh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les jeunes Egyptiens qui ont mené la révolution ne se retrouvent pas dans le jeu politique actuel. Aucun candidat du second tour n'a recueilli leurs suffrages. Certains ont l'impression d'avoir été dépossédés de la lutte qu'ils ont menée sur la place Tahrir, qui a abouti, il y a quinze mois à la chute du régime d'Hosni Moubarak. Les femmes, surtout, s'inquiètent, pour un certain nombre d'entre elles, de l'arrivée d'un islamiste à la tête du pays et craignent pour l'avancée de leurs droits.

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Avec notre envoyée spéciale au Caire, Anne Corpet

Aroua Balba a commencé à militer pour l’implication des femmes dans la vie politique sous la présidence Moubarak. Elle a participé à la révolution et a été témoin du rôle des femmes dans la chute du régime. Et elle voit d’un très mauvais oeil l’arrivée de Mohamed Morsi à la tête du pays : « Moi je ne suis pas optimiste. J’ai peur parce que la femme, pour les Frères musulmans, c’est une personne de deuxième catégorie. Ils utilisent la femme quand ils veulent, et la jettent quand ils veulent. »

Sous le régime d’Hosni Moubarak, quelques lois ont fait avancer la cause des femmes. L’une d’elles leur permet notamment de demander le divorce. « Moi, j’ai obtenu le divorce à ma demande, confie une jeune femme de 38 ans qui s'inquiète de voir le texte remis en cause. J’ai obtenu la garde de mon fils jusqu’à ses 15 ans. Si cette loi est abrogée maintenant, moi et d’autres femmes serons menacées de perdre nos enfants. »

Le nouveau président égyptien a annoncé qu’il comptait nommer une femme vice-présidente. Si cela se concrétisait, ce serait une première en Egypte, mais cela ne rassure pas Aroua : « Pour moi, cela ne veut rien dire. D'accord, il va choisir une vice-présidente. Mais est-ce qu’elle aura le pouvoir ? Est-ce qu’elle fera quelque chose ? Ou c’est un nom comme ça ? Je n’ai pas confiance dans les Frères musulmans. Ils ont toujours menti. »

L’Assemblée, dominée par les islamistes et dissoute au début du mois, souhaitait instaurer le mariage dès l’âge de 12 ans pour les filles. C’est ce genre de mesures que craignent les Egyptiennes.

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