Israël / Etats-Unis

Hillary Clinton réaffirme son soutien à Israël contre le projet nucléaire iranien

Le président israélien Shimon Perès reçoit Hillary Clinton, qui s'est également entrenue avec le Premier ministre palestinien Salam Fayad.
Le président israélien Shimon Perès reçoit Hillary Clinton, qui s'est également entrenue avec le Premier ministre palestinien Salam Fayad. REUTERS/Ronen Zvulun

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a achevé lundi 16 juillet sa visite en Israël. Un déplacement au cours duquel elle s'est notamment entretenue avec le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad. Plusieurs sujets ont été abordés, comme les futures relations israélo-égyptiennes ou encore les positions de plus en plus fermes à tenir sur le dossier iranien.

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De notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Les Etats-Unis font pression sur les dirigeants israéliens pour qu'ils fassent un geste en faveur de l'Autorité palestinienne. Il pourrait s'agir d'autoriser la fourniture d'armes légères à la police palestinienne.

De sources israéliennes, on indique que Hillary Clinton aurait affirmé à ses interlocuteurs israéliens que le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad sont les meilleurs partenaires au processus de paix avec Israël.

Mais le sujet central des entretiens de la secrétaire d'Etat américaine avec les dirigeants israéliens portait sur le dossier iranien. Mme Clinton a souligné qu'Israël et les Etats-Unis ont la même vision du problème.

« Les pressions exercées sur l'Iran sont plus fortes que jamais, a-t-elle ainsi affirmé. Ces pressions vont se poursuivre et augmenter. Nous préférons tous une solution diplomatique. Et les dirigeants iraniens peuvent encore prendre la bonne décision. Notre propre choix est clair. Nous utiliserons tous les éléments de la force américaine pour empêcher que l'Iran n'obtienne une arme nucléaire. »

Nous nous efforçons ensemble de faire en sorte que l'Iran n'atteigne pas son objectif de développer l'arme nucléaire, a rappelé de son côté le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Les entretiens ont par ailleurs porté sur les relations entre Israël et le nouveau régime égyptien.

Enfin, une déception pour les Israéliens : Mme Clinton a indiqué qu'elle ne voyait aucune possibilité de libération anticipée pour Jonathan Pollard, condamné à la prison à perpétuité aux Etats-Unis pour espionnage au profit d'Israël.

Des Palestiniens autorisés à voir leurs proches en prison en Israël

Pour la première fois en cinq ans, des familles palestiniennes ont pu rendre visite à leurs proches emprisonnés en Israël. Vingt-quatre familles ont fait le voyage ce lundi 16 juillet. Elles ont pu passer quelques heures dans l'enceinte de la prison.

Le droit de visite avait été suspendu en 2007, lorsque le Hamas avait pris le contrôle de Gaza. Mais ce lundi, une quarantaine de Palestiniens ont franchi le passage d'Erez, dans le nord de la bande de Gaza, pour aller rendre visite à leurs proches dans la prison de Ramon, en Israël. C'est la Croix-Rouge internationale qui s'est chargée de les emmener sur place.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lutte depuis cinq ans pour que les familles puissent voir leurs proches en prison. Pour la porte-parole du CICR en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, « ce qu’il s’est passé, c’est une première étape. Nous espérons que les visites des habitants de Gaza vont reprendre complètement. Nous avons dit plusieurs fois aux autorités israéliennes de reprendre des visites familiales. Donc nous espérons que ça va continuer. Et nous sommes très facilités des visites à l’avenir comme nous avons fait depuis 1968. »

C'est à l'issue d'une grève de la faim des détenus palestiniens que les autorités israéliennes ont finalement autorisé les prisonniers à voir leurs familles. Le CICR rappelle que les visites des familles aux détenus sont une obligation du droit international.

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